vendredi 6 mars 2015

Le Jour où le Canari devint un Aigle !

On raconte une histoire qui remonte à l'époque des mines de charbon où les coups de “grisou” tant redoutés étaient monnaie courante. Pour tenter de s’en prémunir, les mineurs emportaient avec eux un canari dans une cage et chargeaient une personne totalement dévouée à le surveiller. Au premier signe de faiblesse du canari, voire de sa mort, les mineurs savaient le gaz mortel présent et le risque d’explosion imminent. Ils évacuaient alors la mine avant qu’une explosion ne vienne les atteindre.
Cela fait un certain temps déjà qu’Israël est identifié au “canari dans la mine de charbon de la civilisation”. Il y a 13 ans, le chroniqueur Jeff Jacoby disait déjà : "Les Juifs, on le dit souvent, sont les canaris dans la mine de charbon de la civilisation. Quand ils deviennent l’objet de la sauvagerie et de la haine, cela signifie que l'air ambiant a été empoisonné et qu’une explosion est imminente. Si les Européens ne s’élèvent pas contre les ennemis des Juifs, il n’est qu'une question de temps avant que les ennemis des Juifs ne se lèvent et se retournent contre eux."


Il y a longtemps que quelques-uns des plus avisés analystes politiques, comme aussi de nombreux théologiens de la Bible, nous mettent en garde au sujet de tout ce qui peut affecter Israël. Jacoby, pour sa part, annonçait dès 2002 que l'Europe pourrait tomber si elle ne s’opposait pas aux ennemis d’Israël et aux antisémites en tout genre.
Aujourd'hui, l'Europe assiste impuissante au départ massif de sa propre communauté juive pour Israël. Les ennemis des Juifs l’ont sans doute déjà emporté sur le territoire européen (non sans le soutien hélas de quelques Européens de souche).
Et cette issue n’est malheureusement pas réservée à la seule Europe. Elle est comme une ombre qui s’étend à l’échelle planétaire, dépassant les frontières géographiques et politiques. Quoique de nombreux Américains veuillent se persuader du contraire, l'Amérique n’échappe pas au fléau qui se répand. Le canari [Israël] s’applique aussi à l'Amérique. En effet, le 3 mars 2015, le “canari” a désespérément essayé d'attirer l'attention des “mineurs” ! Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est exprimé pendant plus de 40 minutes devant le Congrès américain. Son discours enflammé, précis et passionné, a été une véritable démonstration de la valeur d’homme d’État qu’est le chef du gouvernement israélien.
Aucun représentant de la Maison-Blanche n’était présent. Le président Obama était apparemment, au même moment, en vidéo-conférence avec les dirigeants européens. Le Vice-président Biden était en Amérique du Sud et John Kerry (Secrétaire d’Etat) était à Genève pour discuter des accords sur le nucléaire avec l’Iran, ce qui était d’ailleurs aussi le sujet principal de la visite et du discours de Bibi. Plus de 50 élus démocrates choisirent de boycotter le discours de Premier ministre israélien. L'absence du leader du monde libre et de l'ensemble de son cabinet en disent beaucoup sur leurs sentiments vis-à-vis d’Israël et leurs profonds désaccords. Que faut-il réellement comprendre lorsque M. OBAMA affirme être toujours “derrière” Israël?... S’agit-il vraiment de la sécurité d’Israël dont il se déclare être le garant?... Ou faut-il y discerner une action autrement plus sournoise, “derrière” le dos d’Israël?... La question n’est pas impertinente.
Tout cela n’ empêcha pas M. Netanyahu d'exprimer sa profonde gratitude aux États-Unis pour les relations profondes et amicales existant depuis longtemps entre les deux pays. Comme a pu l’exprimer hier encore monsieur Netanyahu lors de son discours pour l'AIPAC (American Israel for Public Affairs Committee – comité américain pour affaires publiques israéliennes) devant 16 000 personnes: “Je n’ai aucune intention de manquer de respect au Président Obama.” Le discours de Netanyahu a commencé par de nombreux exemples spécifiques illustrant la dette d’Israël envers les États-Unis, citant au passage plusieurs cas concrets où M. Obama a soutenu l'État juif. Sa gratitude était sincère et réelle. Il est clair que sa visite n’était manifestement pas une réprimande adressée à l’ administration américaine, mais plutôt un cri d’alarme.
Le reste de son discours porta sur l'Iran et le danger que ce pays représente dès à présent sans capacité nucléaire, et ce qu’il pourrait devenir s’il parvenait à acquérir l’arme nucléaire. Pour la plupart des gens, y compris au Moyen-Orient parmi ceux qui ne sont pas nécessairement les meilleurs amis d'Israël, l'Iran est la plus grande menace pour la région. Mais l'Iran est bien plus qu'une menace régionale, il représente un problème à l’échelle du monde. Si les accords nucléaires actuellement en discussion aboutissent, l'Iran sera bientôt équipé de missiles nucléaires capables d'atteindre Israël, mais aussi à terme la côte Est de l'Amérique.
Netanyahu a délivré un message passionné aux États-Unis, mais à dire vrai, il s’adressait plus largement au monde entier. Il fut interrompu à plus d’une quarantaine de reprises par des salves d'applaudissements, venant des républicains comme des démocrates. Ce que l'administration américaine actuelle ne parvient pas à comprendre, c’est que le discours d'aujourd'hui signifiait beaucoup plus qu’un appel de l'État juif en faveur de sanctions contre l'Iran. Le discours de ce jour était concrètement le “canari” dans la mine de la civilisation, déjà presque asphyxié, peu avant “l'explosion mondiale”.
M. Netanyahu a eu le courage de faire savoir au monde que si nécessaire, Israël se tiendra seul dans la tourmente, avec l'espoir que le Congrès ait compris son message “pas si subliminal que cela” d’être au côté d’Israël si et quand cela sera nécessaire. Cela fut très clair lorsque, vers la fin, il dit : "Nous ne sommes plus dispersés parmi les nations, impuissants à nous défendre. Nous avons retrouvé notre souveraineté dans notre ancienne terre, et les soldats qui défendent notre terre sont téméraires . Pour la première fois depuis 100 générations, le peuple juif peut se défendre. C’est pourquoi, en tant que Premier ministre d'Israël, je peux vous promettre une chose: Même si Israël doit être seul, Israël tiendra.”
Tandis que je reconnais le droit d'Israël à exister et à se défendre, je reconnais aussi que Dieu est derrière la renaissance miraculeuse et la croissance de l'État juif. Rien d'autre ne peut expliquer l'existence d'Israël aujourd'hui, sauf la grâce du Dieu d'Israël qui, à travers les descendants d’Abraham, Isaac et de Jacob, a promis une grande nation et un pays (Genèse 12: 1-3).
M. Netanyahu a montré son courage, son intégrité et son leadership à un moment critique. Beaucoup se plaindront que le leader du monde libre était absent aujourd'hui. La frustration est légitime. Elle donne cependant à Benjamin Netanyahu, l'occasion de dire la vérité avec autorité. Même si une grande menace existentielle demeure encore, et si la route est parsemée d’obstacles, le 3 mars, 2015 restera le jour où le “canari” devint un “aigle”!

Olivier MELNICK

mercredi 25 février 2015

LES « AVEUGLES » CRIENT AU SCANDALE… ET PRÉFÈRENT NE RIEN VOIR !

Évidemment, le diner annuel du CRIF, c’est surtout la rencontre du consensus, du « surtout pas de vague » et des sourires de circonstance. C’est le lieu des rencontres inattendues, des cohabitations improbables et des petites phrases « entendues ». Alors quand un Juif (en l’occurrence le président du CRIF) vient soudain jeter un peu de « lumière » au milieu d’une « obscurité » qui satisfait la majorité bien pensante, cela fait plutôt désordre.
Mais qu’a-t-il donc dit de si scandaleux, le chef des institutions juives de France, pour mettre en émoi tout le gratin médiatique et politique ?... Quelle mouche a donc piqué Roger Cuckierman, quelques heures avant les toasts et apéritifs, pour faire une déclaration aussi fracassante propre à fâcher ses « amis » musulmans avec qui ne dit-il pas tout ?...
Quoi ?... Affirmer qu’aujourd’hui, des « groupes minoritaires » de musulmans sont à l’origine de l’essentiel des actes antisémites n’est-il pas la triste vérité ?...Par ailleurs, ajouter que Marine Le Pen se démarque ostensiblement de son père en veillant à être, jusqu’à présent du moins, « irréprochable » dans ses déclarations publiques en matière de propos antisémites est aussi une vérité, moins « triste » certes, mais pas moins vraie. Alors fallait-il vraiment d’un seul coup faire la vierge effarouchée ?... Crier au scandale et aux propos antimusulmans ?...
Un peu de « lumière » jetée au milieu de « l’obscurité » fait toujours mal aux yeux au début. Et il fallait bien un certain courage pour appuyer sur le commutateur et illuminer la terrible réalité que tous voulaient garder occultée… Le scandale est plutôt qu’on se soit habitué si longtemps aux ténèbres.



La vérité dérangeante, c’est que le néo-antisémitisme a pris un visage différent de celui du nationalisme d’antan, véhiculé aujourd’hui par le mouvement populiste de Jean-Marie Le Pen. C’est maintenant principalement l’Islam et la gauche radicale qui colportent le plus la haine des Juifs, et qui, sous couvert d’antisionisme, font la promotion d’un négationnisme pourtant fermement condamnable dans notre pays.

Fallait-il taire ce genre d’assertion pour éviter de « fâcher » et sauvegarder l’unité de façade ?... Fallait-il absolument noyer le « poisson » en le plongeant dans une multitude de faits racistes commis de manière passive par des « on » ou des « individus » anonymes ?... Fallait-il surtout désigner les musulmans comme les « premières » victimes de toute cette haine, s’affranchissant au passage d’un examen de conscience, tandis que le discours djihadiste provient d’un certain nombre d’imams eux-mêmes, que la CFCM se garde bien de condamner bruyamment ?...

Faut-il avoir les yeux bouchés pour ne pas se rendre compte que derrière les « Mérah », « Kouachi » et autres « Coulibaly », il y a un nombre significatif d’individus qui dans nos banlieues « chaudes » approuvent leurs actes et qui, s’ils en avaient un peu le courage et les moyens, en feraient tout autant ?... La vérité, quand elle en vient à éclater en pleine lumière, fait mal parce qu’elle dissipe les zones d’ombre que l’on voulait dissimuler. Elle oblige alors à faire des choix difficiles qui engagent la conscience et donc le cœur. C’est pour cette raison que les propos de monsieur Roger Cuckierman, somme toute modérés, ont été jugés scandaleux.
Le Président Hollande a bien tenté de « réconcilier » les hommes par une poignée de main devant les caméras, personne n’y croit vraiment.
D’autres, avant ce jour, se sont aussi émus jusqu’au scandale, mais pour des raisons sensiblement différentes. Yéchoua’ mettait en lumière que leurs œuvres étaient mauvaises et ils ne voulaient pas qu’on les voie. Or, est-il utile de rappeler que l’Évangile ne dresse pas les uns contre les autres par idéal ou même par essence ?... Il amène seulement à révéler ceux qui aiment et ceux qui haïssent la Lumière en tant que telle. Tous les hommes sont « frères » parce qu’issus du même sang, mais ils sont divisés par l’amour ou la haine qu’ils ont de la Lumière.

Roger Cuckierman n’a pas toujours brillé dans ses discours, mais il est certain qu’en disant la vérité toute crue, il a jeté de la « Lumière » sur ce que d’autres auraient préféré garder dans l’ombre. C’est sûr, il y a aujourd’hui des « aveugles » qui ne veulent absolument rien voir, pour leur plus grand malheur hélas.
Mais celui qui demeure dans la Lumière s’en trouvera bien… même s’il se fera au passage de nombreux ennemis.


Guy ATHIA

samedi 14 février 2015

ŒIL POUR ŒIL… DENT POUR DENT… A LA FIN, LA VENGEANCE APPARTIENT A DIEU !

Exode 21.30 : « Si on impose au maître un prix pour le rachat de sa vie, il paiera tout ce qui lui sera imposé. »[1]
Ce verset appartient à la parachah de ce jour (Michpatim, qui signifie prescriptions). Il est fréquent de voir dénoncées les lois de Moïse comme étant de nature vengeresse. On y voit alors dans l’expression « œil pour œil et dent pour dent » l’idée péjorative que, sans la moindre compassion, la punition est infligée au « coupable » en exacte correspondance au préjudice. Sauf qu’il ne s’agit en aucune façon de vengeance. Toute cette parachah (chapitres 22 à 25) présente en réalité un certain nombre de circonstances dans lesquelles le responsable d’un préjudice paiera à la victime une compensation en réparation du dommage subi. La peine de mort est appliquée pour les seuls cas de meurtre avec préméditation ou pour les cas d’idolâtrie. Entendez par là, une rébellion caractérisée contre Dieu avec incitation de son prochain à se détourner de Dieu.



La compensation demandée peut aller (lois du Lévitique) jusqu’à cinq fois la valeur de l’objet du préjudice (5 agneaux pour  un, par exemple). La règle est d’indemniser la victime, pour l’objet perdu, le préjudice physique, le préjudice moral, la perte de revenu et l’éventuel préjudice à un tiers. Ce principe est en fait, quoiqu’adapté au monde moderne, toujours en vigueur dans le règlement des litiges dans les compagnies d’assurances.
La vengeance est réservée in fine à Dieu, notamment lorsque le préjudice n’est pas réparé et lorsqu’il y a atteinte aux plus faibles. S’agit-il d’une manière abusive d’exercer l’autorité de la part de Dieu ?... Non, il est avant tout question pour Dieu d’exercer la justice et faire en sorte que le mal ne se répande pas outre mesure.
L’exercice de la justice n’est pas une manière de venger les victimes de leurs préjudices, mais de réparer ce qui peut l’être et faire en sorte que le bien triomphe du mal. Car au bout du compte, tout passera en jugement devant Dieu, même les lacunes humaines en matière de justice.

Guy ATHIA



[1] Segond, L. (1996). La Sainte Bible (Ex 21.29–30). Oak Harbor, WA: Logos Research Systems, Inc.

mercredi 4 février 2015

COMBATTRE LE(S) DJIHADISME(S) ?... OUI, MAIS COMMENT ?

Le gouvernement « semble » enfin prendre la mesure des forces qui menacent la démocratie française. Après les attentats de ce début d’année, les premières mesures ont été annoncées.
En premier lieu, le déploiement de plus de 10 500 militaires un peu partout en France à proximité des lieux dit « sensibles » a pour le moins donné le sentiment aux Français que la République se « bougeait » pour les protéger. Cela n’a pas empêché, cette semaine, un individu d’agresser à l’arme blanche trois militaires en faction devant le consistoire israélite de Nice. Il est « heureux » que seuls deux soldats aient été blessés plus ou moins sérieusement. Cela dit, la prochaine agression pourrait bien se faire à l’arme de guerre, du type kalachnikov, avec d’autres effets plus dévastateurs. En définitive, il est à craindre que nos soldats ressemblent davantage à des cibles de fêtes foraine, faciles à abattre pour les terroristes en herbe ou chevronnés de retour de Syrie.
Une autre mesure passablement médiatisée a été la création par le gouvernement d’un site internet « anti-djihadisme », de nature à décourager les jeunes gens de s’enrôler pour combattre en Syrie ou en Irak, ou encore de porter le djihad en France même. L’idée peut sembler pertinente, mais elle sera à coup sûr inefficace. Si encore, l’initiative était venue des Musulmans eux-mêmes, des autorités spirituelles de l’Islam, peut-être aurait-on pu espérer quelques résultats. Mais il n’en est rien.
Ce que notre gouvernement ne comprend pas, ou ne veut comprendre, c’est qu’une lutte réelle et efficace contre l’extrémisme religieux musulman avec ses appels au djihad armé contre la société occidentale et sa multitude de mécréants, passe nécessairement par une réforme de l’Islam de l’intérieur, menée par les autorités spirituelles reconnues dans le monde islamique. Aucun imam n’a pour l’heure fait le premier pas dans cette direction, pas même en France. A ce stade, il est clair que l’on ne va pas connaître la paix dans nos chaumières avant longtemps.
Certains ont pensé qu’au travers des attentats,  la laïcité était attaquée et qu’il convenait alors de la défendre à tout prix. C’est que justement, on en oublie que la « sacro-sainte » laïcité républicaine – érigée parfois en religion d’état - défend la liberté fondamentale de pratiquer toutes les religions dans le respect de l’autre, respect aussi bien dans la sphère privée que publique. La liberté d’expression, réaffirmée par une foule de citoyens dans la rue début janvier, ne signifiait pas la liberté de se moquer publiquement et sans limite de la foi de l’autre. « L’offense » ressentie n’autorisait pas pour autant le meurtre. Du reste, les terroristes ne visaient pas uniquement les « calomniateurs » de l’Islam, mais tous les mécréants, les non Musulmans et tout particulièrement les Juifs, mentionnés dans le Coran comme des ennemis à éliminer par tous les moyens.



Ces constats étant faits, dans notre pays, deux réflexions doivent être menées de manière concomitante. En premier lieu, les Musulmans doivent clairement mener eux-mêmes le combat contre l’interprétation traditionnelle des textes du Coran qui prônent de manière explicite la violence et le meurtre des non Musulmans. Cela passe par une réforme de fond de l’Islam par ses principaux représentants, à commencer par ceux de France. Sans cela, on va droit dans le mur, la marginalisation des Musulmans (elle a déjà débutée) et la confrontation violente avec le reste de la société.
En second lieu, la société française doit fixer clairement les bornes de la liberté d’expression. Quand celle-ci s’exprime sans limite, on voit sans équivoque qu’elle empiète sur les libertés tout court. Si dans ce domaine rien n’est fait ou pensé autrement, on verra émerger bientôt une autre forme de djihadisme tout aussi déplaisant que celui de l’Islam.


Guy ATHIA

lundi 26 janvier 2015

L’ALYIA EST EN ROUTE… ET NE S’ARRÊTERA PAS !

Il n’y a pas que les Juifs à se poser des questions sur la pertinence à rester en France ou, dit autrement, à s’interroger sur l’opportunité à quitter le pays pour s’installer en Israël.
On en a déjà longuement parlé. Les médias ne se sont d’ailleurs pas privés de critiquer, avec plus ou moins de compréhension, ces Juifs qui prennent peur et qui font leurs valises en masse. Quoi que l’on en pense, beaucoup comprennent cependant, sans vouloir vraiment y croire, que ce départ des Juifs de France est un « signe », et pas vraiment de bon augure pour la nation.
Quand certains, tant bien que mal tentent de se forger un avenir en Europe, d’autres choisissent de la quitter. Mais ces questions ne sont pas nées suite aux derniers évènements dramatiques de ce début d’année. Par ailleurs, la décision de partir d’un pays comme la France pour un autre comme Israël, très différent dans bien des domaines, ne s’improvise pas et ne procède pas d’une crainte momentanée, fusse-t-elle très intense.
Israël est sans doute la pays du « lait et du miel », mais les obstacles pour s’y installer sont nombreux et pas des moindres. Aussi la réflexion des candidats est longuement muries et les préparatifs importants, sagement pensés et repensés. Les principales questions portent sur la langue, le logement, le travail, voire la santé.


Lors d’une des conférences Hatikva 2014 (qui s’est tenue à Levallois en novembre 2014 – les enregistrements sont disponibles à la rédaction), je soulignais que si des dizaines de milliers, peut-être même des centaines de milliers de Juifs quittaient la France et s’installaient en Israël, des milliers d’autres resteraient cependant en France, faute d’en avoir les moyens.
L’alyia significative des Juifs de France a bel et bien commencée et rien ne devrait l’arrêter (sauf des mesures en France ou en Israël que je n’imagine pas). Elle va prendre encore quelques années.
Mais en y réfléchissant bien, mon attention va aussi bien  à ceux qui partent qu’à ceux qui restent. Le Berger d’Israël orientera sans doute ses actions à venir aussi bien vers les uns que vers les autres, une perspective nouvelle à laquelle nous nous préparons. Pourrons-nous compter sur vous ?... Je l’espère de tout cœur.