mardi 18 août 2015

L’isolement d’Israël est un « signe » des temps

En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples; Tous ceux qui la soulèveront seront meurtris; Et toutes les nations de la terre s’assembleront contre elle. (Zacharie 12.3.)

Nous vivons des temps troublés et les informations qui nous parviennent du monde entier se succèdent à un rythme effréné. À tel point que l’on a du mal à y voir clair et discerner un quelconque scénario correspondant aux prophéties annoncées par les prophètes des Écritures. Une chose survient et remplace la précédente et on n’a guère le temps d’examiner la pertinence de ce qui vient de se produire à la lumière des Écritures. On finit alors par zapper l’information pour passer à autre chose.



Ces dernières semaines, je me suis plutôt laissé surprendre par une multiplication de messages à la rédaction du Berger d’Israël me demandant mon avis sur tel ou tel évènement que d’aucuns voyaient comme le signe imminent de l’avènement du Seigneur, de l’anti-messie ou de la reconstruction du Temple. Très modestement, j’ai répondu le plus souvent que la plupart des hypothèses avaient leurs appuis, mais qu’il s’agissait essentiellement de pièces d’un puzzle dont l’assemblage était difficile à faire. Un peu de recul était en fin de compte nécessaire afin qu’une vue d’ensemble permette de comprendre la trame ou le fil conducteur de ce tableau sans cesse en mouvement.

Puis j’ai pensé à une réalité plutôt nouvelle se faisant jour peu à peu. Une réalité présentée comme en quelque sorte un signe dans les Écritures. Les renversements d’alliances politiques et militaires au Moyen-Orient sont permanents et inquiétants à plus d’un titre. Israël, depuis sa « résurrection » en 1948 a fait face à de nombreux conflits, parfois décisifs pour son existence, mais à chaque fois, Israël a toujours disposé d’un minimum de sympathie dans le monde, notamment occidental, et d’un soutien militaire conséquent. Aujourd’hui encore, l’alliance stratégique militaire avec les États-Unis pèse largement en faveur de l’État hébreu, mais pour combien de temps encore ?...
Ces dernières années, ces derniers mois en particulier, on a vu les relations israélo-américaines se détériorer fortement et même durablement. Le président américain Obama est considéré aujourd’hui en Israël (mais aussi par beaucoup d’Américains) comme le président le plus « hostile » à Israël, mettant en péril le petit État juif par ses renversements d’alliance et ses initiatives en faveur de Nations radicalement ennemies d’Israël et appelant à sa destruction.

Les derniers choix de l’administration américaine en faveur du programme nucléaire iranien ne sont qu’une illustration d’une attitude foncièrement hostile du président américain à l’encontre d’Israël.
Par delà le terrain politique, on voit aussi l’émergence de mouvements chrétiens ouvertement opposés à Israël pour des raisons théologico-politiques qui vont du rejet du sionisme et de la légitimité de l’existence d’Israël à un pseudo-soutien à une « justice » en faveur des Palestiniens. Après les États-Unis, cet engagement politique, appelée aussi « palestinisme chrétien », pénètre l’Europe et contamine progressivement les églises évangéliques suscitant au minimum le doute ou l’indifférence, jusqu’à la franche opposition à Israël sous toutes les formes, ainsi qu’à ceux qui le soutien, pour l’essentiel les Juifs des communautés de diaspora.

Cet isolement rampant d’Israël et des communautés juives dans le monde est le signe d’un consensus des Nations pour une opposition à Israël qui aboutira le moment venu à une guerre telle que l’annoncent les prophètes, comme Zacharie.
Les chrétiens seront aussi un jour dans le collimateur des hommes unis et hostiles à Dieu dans l’esprit d’Amalek. Cependant, de manière plus immédiate, les chrétiens devront clairement choisir entre se tenir derrière Israël et, nécessairement, être solidaires dans ce qui lui adviendra, ou se ranger derrière les vociférateurs de haine contre le peuple d’Israël, la prunelle de Dieu.

J’entends bien sûr certains évoquer l’isolement actuel d’Israël comme le fruit des choix politiques de ses dirigeants, la conséquence des « injustices » commises par Tsahal (l’armée israélienne) et son manque avéré de foi en son Dieu. C’est là une « lecture » des évènements qui, à y regarder de prés, ne correspond pas à l’exacte réalité des choses. Placés dans la perspective prophétique, les évènements relatifs à Israël depuis 150 ans révèlent un tout autre tableau. Je parlais à l’instant du nécessaire recul pour enfin se saisir de la dimension de ce puzzle prophétique et des pièces qui disposées ici et là donnent peu à peu du sens aux évènements que nous vivons.

L’isolement d’Israël a commencé et il va s’accentuer encore jusqu’à se traduire en une guerre de toutes les nations du monde contre Israël. Dès à présent, les croyants sont placés devant un choix difficile, mais incontournable. Il s’agit d’un choix aussi bien politique que spirituel. Politique, car il nous engage vis-à-vis de nos prochains et dans la société qui nous entoure – surtout si la France et son gouvernement prennent part à cette hostilité contre Israël. Spirituel, car il replace notre foi et notre engagement avec le Seigneur dans le concert prophétique que nous vivons. Dans l’époque qui est la nôtre, les temps de la fin, il n’y a pas de « spectateur » qui applaudisse ou critique le « spectacle ». Le chrétien est nécessairement un « acteur » qui s’engage, qu’il le veuille ou non.

mardi 21 juillet 2015

Le monde a choisi de « se prostituer » à l’Iran…

Les mots peuvent paraître durs et excessifs à certains, mais c’est pourtant bien ce qui s’est produit il y a quelques jours au terme des négociations sur le programme nucléaire iranien.

L’Iran n’a cédé sur rien et les Occidentaux ont cédé sur tout. On ne pouvait pas imaginer un accord plus déséquilibré et plus en contradiction avec les objectifs affichés. C’est à se demander comment il a fallu autant de temps pour finalement aboutir qu’à un « traité » qui n’est autre qu’une capitulation.

Les articles ont été nombreux – peu dans la presse française à être critique – à relever les incohérences de ces négociations marathon qui devaient permettre de déboucher sur une période de paix et une restauration des relations entre la « république » d’Iran et le monde occidental. Plusieurs ont comparé l’accord de la semaine passée à la trahison de Munich en 1938 lorsque Chamberlain et Daladier, entre autres, espéraient apaiser Hitler par des concessions généreuses. On connaît la suite de l’histoire…



L’accord avec les Iraniens devait aboutir à l’arrêt et au démantèlement des installations nucléaires suspectes. Il n’en a rien été. L’uranium actuellement enrichi ne sera pas exporté et les inspecteurs de l’AIEA n’auront pas accès aux sites sensibles. Certes, le nombre de centrifugeuses en activité va être réduit, mais en aucun cas il n’est question de les détruire ou de les rendre sans effet. Elles seront en quelque sorte seulement « bâchées » en attendant d’être utilisées ultérieurement, sans qu’un contrôle sérieux puisse se faire. Les Iraniens seront par ailleurs autorisés à poursuivre leur programme de développement balistique – les vecteurs potentiels de l’arme atomique. Si on y ajoute l’autorisation d’importer et exporter des armes conventionnelles, on « officialise » finalement ce qui se fait déjà en partie en distribuant roquettes et matériels militaires aux mouvements rebelles chiites Houtis (au Yémen) et surtout aux groupes terroristes (Hezbollah et Hamas…). Les Occidentaux, monsieur Obama en tête, espèrent sans doute « apaiser » la bête féroce qui menace de leur emporter la main. La trahison des anciens alliés de la région est également consommée. En avalisant le pseudo programme nucléaire civil de l’Iran, on a ouvert la boîte de pandore. Saoudiens, Égyptiens et Turcs ne manqueront pas de s’activer pour obtenir les mêmes « droits » au nucléaire que les iraniens. Voilà qui augure des années « paisibles »… pour les marchands de canons bien entendu.

Peut-être me direz-vous que les sanctions internationales à l’encontre de l’Iran ont mis le peuple dans une posture qui pourrait le pousser à l’extrémisme. Mais n’est-ce pas justement à cause du régime sanguinaire et théocratique de la « république » d’Iran que des sanctions ont été instaurées ?... L’économie iranienne souffre gravement de cet état depuis des années et la population pouvait se rendre compte que la situation tenait de l’entêtement de son gouvernement à persévérer dans une voie politique et militaire sans issues.
Ceci étant, l’accord signé à Vienne la semaine passée va permettre la levée de toutes les sanctions d’ici à 2016. Parmi elles, le retour en Iran de plus de 160 milliards de dollars, gelés jusque là dans les banques en Occident. De quoi fortement booster l’économie, satisfaire l’opinion et… alimenter le budget de la défense – annoncé dès à présent comme multiplié par trois. Des milliards aussi pour doper le terrorisme international… Cela ne fait aucun doute. Cet accord désastreux permet d’une certaine façon d’officialiser le financement du terrorisme international par l’Iran. Mais qui s’en soucie ?...

Les nations occidentales ne sont pas en reste, elles se bousculent à Téhéran – Fabius doit s’y rendre ces prochains jours – pour se « vendre » et rivaliser de cupidité entre elles.
Israël et plusieurs de ses voisins ont bien compris le sens du vent qui vient de tourner. Ils seront les premières cibles le moment venu quand l’Iran se sera « débarrassé » des « prostituées » occidentales venues le courtiser, attirées par ses milliards et son marché lucratif de pétrole.
Car il ne fait pas de doute que la « lune de miel » entre l’Iran et l’Occident sera de courte durée. La honte au visage, ils récolteront en plus de l’ignominie, la guerre qu’ils redoutaient.

En son temps, Israël a également été qualifié par les prophètes de prostituée ayant vendu sa virginité à des puissances étrangères. Il s’était vu humilié au milieu de sa corruption et sa « nudité » fut découverte. Son idolâtrie manifeste l’avait conduit loin de son Dieu et les israélites s’illusionnaient en espérant trouver le secours par l’entremise de divinités étrangères. Il en paya le prix fort. Puisse cela servir d’exemple.

Aujourd’hui, les Occidentaux, Américains et Européens, ont choisi la voie de la prostitution. Ils sont conduits par la cupidité et l’illusion de « faire » l’histoire. Ils courtisent ceux qu’ils savent être ennemis de la paix et n’hésitent pas à trahir leurs alliés pour s’unir à leurs ennemis. Ils espèrent à court terme un bénéfice sans se rendre compte que le prix à payer sera extrêmement élevé. Comme le disait Winston Churchill après les accords de Munich : Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre.

Pour ma part, je me demande si nous n’assistons pas à un tournant dans le concert prophétique. Jusqu’à présent, Israël disposait encore de puissants alliés, notamment l’Amérique, sa puissance militaire et économique. Mais le vent tourne et Israël se retrouve seul. Bientôt, la parole qui annonçait que l’union des Nations du monde entier contre le peuple d’Israël et contre Dieu devient une réalité. Le soutien des chrétiens eux-mêmes n’est plus aussi unanime et des voix se lèvent du milieu de l’Église pour crier et s’opposer à Israël[1]. L’heure est proche et il convient d’être attentif aux signes des temps de la fin. Il vient le temps où il nous sera à tous demandé de « choisir »… Quand le Seigneur reviendra, trouvera-t-il encore la foi sur la terre ?



[1] Voir l’article « l’ombre du palestinisme chrétien » par Olivier Melnick – disponible à la rédaction du Berger d’Israël.

samedi 18 juillet 2015

La « conspiration » du Psaume 83 contre Israël pourrait-elle impliquer DAESH?

Il y a seulement quinze ans, je menais des recherches pour mon premier livre sur l'antisémitisme - Ils ont conspiré contre Toi. Cela m'avait conduit à étudier plus en profondeur le Psaume 83 écrit par Asaph, un contemporain du roi David.
Le Psaume 83 évoque les nombreux ennemis d'Israël et Asaph plaide en faveur d’une intervention miraculeuse de Dieu au nom de son peuple, le peuple juif.
Parmi les différents points soulevés dans ce psaume, j’étais intrigué par l’identité des dix groupes d’individus indiqués comme conspirant contre Israël. En creusant un peu plus le texte, je me rendis compte que cette coalition de nations n’avait encore jamais eu lieu dans l'histoire d'Israël. Je pensais aussi qu'il y avait une forte probabilité qu’Asaph utilise à dessein la phrase « Ils forment de perfides complots contre ton peuple, ils conspirent contre ceux que tu protèges : Venez, disent-ils, exterminons-les du milieu des nations, et qu’on ne se souvienne plus du nom d’Israël ! » comme une sorte d’artifice littéraire afin de souligner son désespoir. Peut-être Asaph voulait-il simplement exprimer le fait qu'Israël avait de nombreux ennemis et pour l’illustrer,  il désignait tous ses voisins immédiats comme des ennemis, un peu comme pour dire : Le monde entier me déteste.
Bien sûr, une autre lecture du texte tout aussi valable pourrait être que le psaume décrit une attaque future contre Israël par une confédération de pays ou d’États. Je trouve fascinant d’examiner un à un les pays nommés dans le Psaume 83: 6-8 et de les comparer aux nations modernes d’aujourd’hui. Les résultats sont assez surprenants :
les Édomites et les Ismaélites, les Moabites et les Hagaréniens,
Guebal, Ammon, Amalek, les Philistins avec les habitants de Tyr.
L’Assyrie aussi se joint à eux,


Édom correspond au sud de la Jordanie ; les Ismaélites aux Arabes (de la péninsule arabique ?) : Ismaël était l'un des pères de tous les Arabes. Moab est au centre de la Jordanie ; les Hagaréniens, en Égypte. Gebal, c’est le Liban. Ammon est au nord de la Jordanie. Amalek, c’est la péninsule du Sinaï. Les Philistins se situent dans la bande de Gaza ; Tyr au Liban. Enfin, l’Assyrie couvre l'Irak et certaines parties de la Syrie.
Vu sous cet angle, Israël se trouve entouré d'ennemis qui ensemble se sont effectivement mis d’accord pour détruire l'État juif. Il est souvent admis et c’est un scénario fort possible au regard des prophéties bibliques, que le monde entier va se liguer contre Israël, mais nous devons faire face objectivement aujourd’hui à une incohérence entre cette lecture et la réalité géopolitique. Il y a à ce jour deux nations qui ont un traité de paix avec Israël dans l'ensemble du Moyen-Orient : La Jordanie (Édom, Moab et Ammon) et l'Égypte (Hagaréniens et la péninsule du Sinaï). Cependant, ces derniers sont listés comme des ennemis d'Israël. Que comprendre de cette apparente contradiction (du moins dans la situation actuelle) ?
Je me demande si la réponse ne se trouve pas dans une autre considération des événements récents et les progrès de l'État islamique (DAESH) dans la région ?
L’État islamique étend son influence dans une région très instable et par delà les frontières officielles des nations souveraines. Et je ne mentionne pas ici leur réseau de recrutement au niveau planétaire et par internet depuis des années. Un examen rapide de leurs méthodes et de leur expansion territoriale peut nous amener à comprendre comment doit s’accomplir dans un futur proche les prophéties du Psaume 83 :
L’État islamique a commencé ses conquêtes territoriales de la manière la plus sanglante dans certaines parties d'Irak et de Syrie.
• Il a tenté ensuite de gagner du terrain au nord-ouest et au nord du Liban. Quand on pense que les chrétiens libanais ont pu faire l’éloge du Hezbollah pour leur lutte acharnée contre l’État islamique, on en reste passablement surpris.
• DAESH a même pris pied dans la bande de Gaza, trouvant des alliés de circonstances avec le Hamas palestinien.
• Plus récemment, ils ont lancé une offensive sanglante dans la péninsule du Sinaï (avec l’étrange soutien des services de renseignements turcs).
• Il ne reste guère que la Jordanie et plus loin la frontière irakienne (entre les mains des chiites), qui soient encore dans un “calme” précaire, mais la menace plane aussi de ce côté là et DAESH ne tardera pas à y pénétrer durablement.

À ce stade, tout est dit. Dans une certaine mesure, l’État islamique a infiltré tous les pays énumérés dans le Psaume 83, y compris la Jordanie et l'Égypte, les deux seuls pays officiellement en paix avec Israël. Asaph n’aurait-il pas alors parlé prophétiquement?... Nous pourrions être en réalité très proches de voir la coalition du mal du Psaume 83 se former. Il y a encore 15 ans, il était presque impossible d’imaginer que le Psaume 83 puisse avoir un accomplissement littéral. Aujourd'hui, en voyant comment l'État islamique progresse sur le terrain, je ne serais pas surpris si finalement cela avait lieu. Et que dirons-nous si cela devait se produire ?
Alors que la totalité le monde civilisé semble se résigner face à la barbarie dont se revendique l'État islamique, il est maintenant de plus en plus évident que le groupe terroriste ne sera pas arrêté ou même contenu. Il est assez surprenant de voir comment l'État islamique parvient à recruter de nouveaux combattants, de presque tous les coins du monde, pour se rallier à « la bannière noire de la mort » et entrer dans un cycle d’une violence inouïe. Il semble évident que l’État islamique resserre son étau autour d'Israël en incluant dans sa sphère l’ensemble des nations voisines d’Israël.
Israël a déjà beaucoup à faire avec le Hamas dans la bande de Gaza et le Hezbollah dans le sud du Liban. En réalité, l'État juif est en état d'alerte depuis le 14 mai 1948. Sans jamais provoquer ses ennemis, il a toujours su répondre de façon adéquate. Et il l’a fait d’autant mieux et d’autant plus vite encore que le reste du monde, dès lors que son existence en dépendait. Quant au monde civilisé, sa survivance dépendra surtout de la manière avec laquelle il traitera l'État islamique. Cependant, quand on entend des personnes comme Richard Barrett, ancien chef du contre-terrorisme au MI6 (Grande-Bretagne) affirmer : « Nous ne pouvons pas détruire l'État islamique, en conséquence, nous allons devoir apprendre à vivre avec lui », il y a tout lieu de s’inquiéter et de se demander si le problème soulevé par l'État islamique est vraiment pris au sérieux par les dirigeants de ce monde. Encore ne parlons-nous pas ici du caractère proprement musulman de l'État islamique, si toutefois il peut être avéré. Nous sommes en réalité face à un groupe terroriste bien organisé, riche, bien informé et particulièrement arrogant.
Toutefois, à l’instant où l'État islamique franchira la « ligne rouge » au-delà de laquelle Israël se sentira véritablement menacé, Tsahal saura réagir rapidement et efficacement. Il ne peut y avoir de doute à ce propos.
Par ailleurs, nous devons également garder à l'esprit le reste du Psaume 83, et surtout le verset 6 qui place les ennemis d'Israël au rang d’ennemis de Dieu Lui-même : « Ils intriguent tous d’un même cœur, ils font une alliance contre toi ».
Il se pourrait bien que Dieu intervienne ou n’intervienne pas contre l'État islamique dans sa guerre contre les Nations du monde, mais si l'État islamique s’attaque directement à Israël, je suis convaincu que Dieu interviendra. Encore qu’il soit toujours temps pour les ennemis d'Israël de se repentir de leurs intentions, car si Dieu est juste dans ses jugements, il est aussi patient dans sa bonté comme le précise la suite du Psaume 83: 16-19 :
Poursuis-les de ta tempête et épouvante-les par ton ouragan !
Couvre leur visage de honte afin qu’ils cherchent ton nom, Éternel !
Qu’ils soient confondus et épouvantés pour toujours, qu’ils soient honteux et perdus !
Qu’ils reconnaissent que toi seul, toi dont le nom est l’Éternel, tu es le Très-Haut sur toute la terre!

Le sablier prophétique a été « tourné » le 14 mai 1948 et il reste encore bien peu de sable dans sa partie supérieure ! Puissions-nous rester vigilants et attentifs aux signes des temps que nous vivons.

Par Olivier MELNICK

mercredi 15 juillet 2015

De qui se moque-t-on ?

Qui n’est pas tombé par inadvertance sur l’un des spots de France Télévision qui, ces derniers jours, lançait une campagne exceptionnelle de lutte contre le racisme et l’antisémitisme ?... C’est qu’ils ont fait parler d’eux ces spots de prés d’une minute ventant ici un shampoing, là des céréales ou encore des appareils de musculation électrique sensés tous vous « laver » l’esprit des mauvaises pensées racistes ou encore vous « muscler », au sens propre comme au figuré, contre les tentations antisémites.
Alors bien sûr, on nous dira qu’il faut prendre cela au second degré et que par « l’humour » on pouvait combattre les stéréotypes et les clichés pour favoriser en fin de compte le lien social et la fraternité.
Je crains que les « penseurs » du projet aient mal compris la hauteur et la profondeur du racisme et de l’antisémitisme dans notre société. Leur « humour » déplacé ne va en définitive que faire rire un peu plus les racistes et affliger les victimes de moins en moins comprises.


Dans le fond, ce qui est dérangeant, c’est que l’on présente le racisme et l’antisémitisme comme des « virus » ou des « bactéries » indéfinis, provenant d’une maladie mal connue, et qui sont extérieurs à l’individu. Il suffirait donc de se donner les « moyens » de faire écran à ces « agresseurs » pour s’en prémunir complètement. Or le vrai problème est celui des valeurs auxquelles on adhère ou non. Quand le « cœur » est malade, on ne dit pas que tout vient d’ailleurs. À moins de vouloir échapper à une culpabilité embarrassante.

Ne pouvait-on pas au contraire entendre les témoignages de « racistes » repentis, changeant de comportement en même temps que de valeurs ?... Dénoncer les mensonges de ceux qui haïssent les noirs, les Juifs et bien d’autres ?... Menacer clairement celles et ceux qui revendiquent leur haine, réaffirmant hautement les valeurs de la République qui sont censées protéger tous les citoyens ?...

Pour l’heure, on est loin de cette approche plus concrète et directe. On préfère dépenser l’argent du contribuable dans des clips vidéo inutiles et ridicules qui ne serviront qu’à justifier des politiques avides de reconnaissance et de notoriété, histoire de dire : « nous avons fait quelque chose… ».

C’est qu’en matière d’exemplarité, nos dirigeants, élus de la nation, ne brillent pas par leur cohérence. À moins que… On connaissait déjà la « brillante » idée d’un élu communiste de région parisienne qui, il y a quelque temps déjà, avait souhaité nommer une rue de sa commune « Marwan Bargouthi », du nom d’un terroriste condamné en Israël pour de multiples attentats et meurtres contre des civils israéliens. Mais il n’est pas le seul. Ces derniers jours, c’est la municipalité de gauche (associée au FN, ce qui est cocasse et révélateur) de la Seyne sur Mer qui a fait voter la nomination d’une de ses artères « rue Yasser Arafat ». « Brillante » idée en effet, justifiée par le fait qu’il s’agissait d’un prix Nobel de la paix (attribué en 1994 avec Itzhak Rabin). Sauf que le personnage est loin d’être clair et on le sait à l’origine de nombreux attentats. Il est aussi connu pour son irréductible antisémitisme. Voilà qui rend inaudible le message des clips commandés par nos autorités, et à nos frais.

Enfin, notre Président s’est ému de l’accord signé hier avec la théocratie iranienne sur son programme nucléaire, « oubliant » au passage de dénoncer les « valeurs » des mollahs iraniens qui ne cachent pas leur obscurantisme, leur racisme et leur antisémitisme au point d’appeler régulièrement à l’éradication d’Israël, de pendre les homosexuels en haut des grues sur la place publique, d’apporter leur soutien au terrorisme international, etc. Bref ! La soi-disant realpolitik autorise n’importe quoi et surtout aveugle ceux qui par ailleurs clament haut et fort « l’amour entre les peuples » et la « fraternité » à l’intérieur de la nation. On préfère présenter « l’accord » comme la libération d’un peuple soumis « injustement » à un embargo depuis des années. L’accord autorisera donc l’afflux de capitaux et le développement économique du pays, avec quelques bonnes affaires juteuses pour les compagnies occidentales. Du problème de fond des intentions perses à développer la bombe pour imposer son hégémonie à ses voisins… rien dans les médias ! Pensez donc, la prospérité économique du pays finira bien par « transformer » les mentalités, et pour le « meilleur » espère-t-on !... Naïveté ?... Cupidité ?... Lâcheté ?... À chacun d’en juger, quoiqu’il n’y ait pas « photo ».

Mais de qui se moque-t-on ?... Les plus optimistes d’entre nous affirmeront que nous avons des dirigeants animés d’une naïveté angélique, doublé d’un aveuglement. D’autres, plus clairvoyants peut-être, verront dans cette mise en scène une autojustification hypocrite. Quoi qu’il en soit, c’est bien l’absence de valeurs, doublée d’une absence de vérité qui font dériver le pays vers l’inconnu. Or, il n’y a pas lieu d’être surpris.

« Sache que dans les derniers jours, surgiront des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, orgueilleux, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, sacrilèges, insensibles, implacables, calomniateurs, sans frein, cruels, ennemis des gens de bien, traitres, impulsifs, enflés d’orgueil… » (2 Timothée 3. 1-4)