jeudi 26 novembre 2015

CONVERSATION DE CAFE EN 20... !

     - Salut Mohamed ! Comment vas-tu ?
-      - Bien merci ! Philippe.
« Tout compte fait ! J’ai bien réfléchi à ce que tu m’as dit la dernière fois qu’on s’est vu… En fait, on est finalement bien d’accord et nous croyons dans le même Dieu. »
-       Vraiment ?...
-       Oui, en fait, Jésus était un bon musulman. C’était même un shahid (martyr) ! Il est né en Palestine et a été persécuté par les Juifs. - Cela n’a d’ailleurs pas changé ! – Les Juifs continuent à maltraiter les Palestiniens et s’opposent ainsi à Dieu.
-     - Excuse-moi, mais la Bible ne présente pas les choses ainsi… Jésus était un Juif.
-       Ne croit pas tout ce qu’on te raconte… Les Juifs ont été chassés par les Romains au premier siècle, tandis qu’ils occupaient la Palestine.
-       Qu’est-ce que tu racontes, les Juifs étaient là déjà depuis plus de 1500 ans et avaient à Jérusalem leur culte et le Temple construit par Salomon…
-       Des mensonges tout cela ! Tout le monde le sait – l’UNESCO l’a même attesté et reconnu officiellement – il n’y a jamais eu de Temple juif à Jérusalem. La mosquée Al-Aqsa est là depuis toujours et leur « mur » n’était rien d’autre que l’enclos où était attaché la monture du Prophète, Al-Bouraq. Les Juifs sont des usurpateurs qui trompent tout le monde…


Arrêtons là cet échange que peut-être certains lecteurs trouveront trop décalé, improbable même. La ficèle est trop « grosse », le piège trop « voyant » pour berner aussi facilement un chrétien en ce début de 21ème siècle. Quoi ?... Vous ne l’aviez pas remarqué ?... La promptitude des musulmans à travestir la vérité pour l’imposer au monde n’est pas un fait nouveau. Ma « conversation de café » ne fait que refléter l’opinion majoritaire des leaders musulmans partout dans le monde. La vérité biblique est bafouée, contestée, jusque dans les instances internationales, comme à l’UNESCO.

C’est ainsi que le caveau des patriarches est devenu un site musulman. Et peu importe que les patriarches d’Israël y reposent depuis des millénaires. En dehors d’Abraham que les musulmans pourraient éventuellement revendiquer comme père, tous les autres n’entrent pas en ligne de compte pour l’islam. Que dire aussi du tombeau de Rachel (à Bethléhem) devenu également un site musulman. On se demande encore par quel tour de passe-passe. Ajoutons encore le tombeau de Joseph (Sichem / Naplouse) devenu la sépulture d’un haut dignitaire musulman totalement inconnu. Et le programme de déjudaïsation ne s’arrête pas là. Soyons certains que l’islamisation du monde conduit les responsables politiques et religieux musulmans à assoir leur légitimité dans le dénie de l’autre, en particulier des deux autres religions monothéistes.

Je suis convaincu qu’il ne faudra pas attendre longtemps pour voir la basilique de la nativité à Bethléhem assimilée à un quelconque site musulman, sans compter les innombrables églises qui deviendront autant de lieux de pseudo pèlerinages musulmans.
 
En attendant, les Juifs contestent avec véhémence cette falsification monstrueuse, sans être véritablement entendu. Le monde chrétien ne semble guère réagir face à une désinformation aussi flagrante qui pourtant finira par l’atteindre. Tandis que les évènements historiques racontés dans l’Évangile sont largement prouvés par quantité d’arguments, notamment archéologiques ; l’entreprise actuelle d’appropriation par l’islam de pans entiers de l’histoire juive et chrétienne finira par décrédibiliser le message lui-même que les chrétiens veulent annoncer.

C’est dire si l’enjeu est important. Je m’étonne donc que le CNEF (Conseil National des Évangéliques de France), pour ne citer que lui, n’ait pas eu la moindre réaction après les déclarations scandaleuses de l’UNESCO, dont le siège est à Paris. Était-ce par manque d’information ? Peut-être le sujet était-il trop « lointain » ou touchant un sujet polémique au  sein du CNEF ?... Lors du vote de l’UNESCO, la France s’est abstenue. Décision politique dans « l’intérêt » du pays bien sûr. Mais les chrétiens ne devraient pas avoir ces scrupules et au contraire devraient avoir le courage de dénoncer le mensonge et la duplicité de nos gouvernants, notamment dans cette affaire.

C’est sûr ! Ce discours ne va pas plaire à tout le monde, mais il n’est pas trop tard pour réagir.
Bien sûr, l’heure est encore à l’émotion après les attentats de Paris et la solidarité est de mise. Cependant, à crier la crainte de l’amalgame entre les terroristes et la multitude des musulmans de notre pays, on finit par prendre le problème par le mauvais bout. 

Loin de moi de juger hâtivement tel ou tel sur ses apparences ou ses origines. Il est un fait pourtant que le terrorisme dans le monde est actuellement presque exclusivement issu de l’islam. On entend ici et là les musulmans clamer que l’islam est une religion de paix, à l’instar du christianisme ou du judaïsme. Le problème est que les faits témoignent du contraire. 

Le discours des grands leaders religieux musulmans est loin d’être marqué par la tolérance et le pacifisme. Daech et Al-Queïda sont, on le sait parfaitement, soutenus par des gouvernements musulmans de premiers plans. On se refuse à le reconnaitre à cause des intérêts économiques considérables qui sont en jeu. La guerre en Syrie est très certainement plus un conflit d’intérêts autour du pétrole qu’autre chose. Les hommes de bonne volonté et pacifiques ont depuis longtemps quitté le pays ou s'y retrouvent ultra-minoritaires. Que faire alors ?...


La décision perfide de l’UNESCO, approuvée en définitive par la France, n’a pas été condamnée par le CNEF ou d’autres instances représentatives chrétiennes. On peut le regretter, compte-tenu de l’enjeu. Avec le temps qui passe, les décisions de nos gouvernants vont devenir de moins en moins acceptables en regard de la foi chrétienne et il faudra bien du courage et une foi ferme pour oser se confronter à l’hypocrisie des politiques.

Voilà de quoi méditer dans les prochains jours…

vendredi 23 octobre 2015

La « théologie » politique du « remplacement » - signe des temps ?

Il peut paraître incongru de juxtaposer des termes ou des concepts que l’on imagine en général assez mal être mis en relation. Et pourtant ! Quand bien même le conflit au Moyen-Orient s’apparente de plus en plus à une guerre de religion qui ne dit pas son nom, il semble bien se dessiner de plus en plus nettement une forme de stratégie politique qui n’est autre qu’une « théologie du remplacement » appliquée aux relations entre Juifs et musulmans.

En réalité, le phénomène n’est pas nouveau et la « théologie du remplacement » - concept visant à établir la légitimité de l’Église dans la délégitimation d’Israël – est elle-même presque aussi ancienne que l’Église.



S’agissant de son application politique dans le contexte d’aujourd’hui, les données sont bien évidemment très différentes. Certains chrétiens pensaient en leur temps que leur identité ne pouvait s’affirmer durablement que dans une différenciation notable d’avec les racines légitimes de leur mouvement, à savoir le judaïsme en matière de culte et même Israël en tant que Nation (surtout que les nouveaux croyants parmi les païens devenaient plus nombreux).

Le concept de greffe, tel que l’apôtre Paul le développe dans sa lettre aux Romains et qui définit clairement les rapports entre Juifs et non-juifs dans le « corps » messianique, n’apparaissait pas « suffisant » à certains et il fallait aller plus loin, jusqu’à supplanter la racine elle-même, Israël.

Cela a été d’autant plus vrai que l’Église, au fil du temps, a souhaité affirmer plus fortement son identité politique en tant que « groupe » à l’intérieur de l’Empire romain. Parallèlement, la nation juive était de plus en plus persécutée par les Romains et beaucoup de chrétiens ont trouvé opportun de prendre de la distance avec Israël, voire peut-être même en le délégitimant un peu plus pour en tirer un profit politique.

Ce qui au départ pouvait être une dispute théologique à l’intérieur du judaïsme est rapidement devenu une stratégie politique pouvant entrainer la destruction de l’un au bénéfice de l’autre.
Nier l’existence d’Israël, ou mieux encore, rendre illégitime cette existence pour renforcer sa propre identité et sa légitimité, a été la principale arme théologico-politique des dirigeants de l’Église, devenue institution politique. On sait, hélas, quelles ont été les conséquences tragiques de cette stratégie.

Dans le contexte politique des 20e et 21e siècles, le débat n’est plus objectivement théologique, mais historique et politique. La dernière décision (le 21 octobre 2015) de l’UNESCO de reconnaître le tombeau de Rachel (Bethléem) et le caveau des patriarches (Hébron) comme des lieux saints musulmans est constitutif de cette stratégie qui consiste à nier le rapport des Juifs avec ces lieux et de s’approprier ce même rapport pour renforcer sa légitimité. Encore qu’il s’en soit fallu de peu que la coalition musulmane, qui avait initié cette résolution (pour le compte des Palestiniens), ait pu ajouter à ces lieux le mur des Lamentations (kotel), le lieu le plus saint du judaïsme, comme étant la « place Al-Bouraq », soi-disant lieu saint musulman.

Le tombeau de Joseph est déjà depuis plusieurs années dans « l’escarcelle » des musulmans qui l’ont déclaré lieu de sépulture d’un dignitaire musulman dont on n’a jamais entendu parler. Ce qui n’a pas empêché les Palestiniens d’incendier le site il y a quelques jours, témoignage éloquent du respect qu’ils ont des lieux de sépulture.

La stratégie politique du « remplacement » n’est pas seulement manifeste sur le terrain des lieux saints. Elle existe aussi dans la contestation de la légitimité même des Juifs d’Israël à occuper cette terre. En effet, de pseudo-historiens en viennent à réfuter la pertinence à accepter l’émigration des Juifs qui au 20e siècle sont venus s’installer en Israël. Sans contester leur judéité sur un plan religieux, c’est leur appartenance ethnique qui est dénoncée. Ils ne seraient pas de « vrais » Juifs, héritiers des déportés du 1er siècle. Il est alors présenté une autre version qui « démontrerait » comment les « vrais Juifs », descendants des Juifs d’il y a 2000 ans, seraient en réalité les Palestiniens, convertis pour la plupart à l’islam ou au christianisme et qui auraient « toujours » vécu en « Palestine ». Il s’est donc construit parallèlement une « histoire » des « Palestiniens » toute légitime, remontant à plusieurs siècles et qui vient oblitérer, en quelque sorte, l’histoire moderne d’Israël et des Juifs en général.
L’affaire peut faire sourire le lecteur incrédule, le chrétien qui lit sa Bible et connaît son histoire, mais l’inversion historique prend des proportions telles que le mensonge vient supplanter la vérité jusque dans les manuels scolaires et d’histoire. Comment ensuite déraciner les mensonges ancrés dans la mémoire collective ?
On peut regretter par ailleurs que certains chrétiens palestiniens (mais pas tous) soient entrés dans ce type de stratégie politique en y ajoutant une pointe théologique et en précisant qu’ils sont « eux » - les Palestiniens chrétiens – le « véritable Israël » légitime.

On peut comprendre aisément que ce genre d’approche théologico-politique du « remplacement » ne peut aboutir qu’à la pire des catastrophes. Peu à peu se dessinent les contours d’une solution politique qui ne peut être que l’extermination d’Israël. Serais-je en train d’exagérer ?... D’aboutir à des conclusions catastrophistes ?...

Tous certes n’adhèrent pas à ce schéma stratégique et aux aspirations musulmanes les plus radicales. Mais l’indifférence politique – la France ne s’est pas opposée à cette résolution inique de l’UNESCO (elle s’est abstenue) – s’étend toujours davantage et plus rien ne s’oppose véritablement à ce que la délégitimation d’Israël devienne totale, ouvrant la voie à l’union des Nations contre Israël. Ce signe des temps est proche de s’accomplir. Il doit nous tenir en éveil, prêts pour les circonstances sombres qui s’annoncent, prêts aussi pour l’avènement de l’Éternel et de son Messie Yéchoua’.


Guy ATHIA

vendredi 16 octobre 2015

LA GUERRE CONTRE LES JUIFS A-T-ELLE COMMENCÉ ?

À vrai dire, cela fait longtemps que cette guerre a commencé. Mais il y a dans l’air comme un changement inquiétant qui marque peut-être bien un tournant dans le regard que l’on peut porter sur le conflit opposant Israël au monde arabe. Je pense que dans le fond, on touche peut-être bien à sa nature profonde, à son expression la plus violente en même temps que la plus révélatrice.

Le plus souvent, le conflit israélo-arabe est présenté comme une lutte nationaliste, une dispute territoriale, voire une guerre « coloniale ».
Au départ, Israël était en grande partie perçu comme un « petit » état luttant avec succès pour sa survie au milieu d’une multitude de nations arabes intransigeantes. Dans le même temps, d’autres considéraient Israël comme le fruit empoisonné d’un colonialisme occidental sur fond de guerre froide. Peu comprenaient que la nature profonde du conflit était en fin de compte le refus des Juifs de demeurer sous le statut de dhimmis qui avait été le leur depuis des siècles sous la domination de l’islam. Cette condition particulière était en réalité une sorte de « citoyenneté » de seconde classe assortie bien souvent de discriminations, d’humiliations de toutes sortes et de violences.



Croisant des intérêts communs, les nationalistes arabes et les services secrets russes (le KGB) créèrent au courant des années 60 un concept nouveau propre à accentuer la pression sur un peuple d’Israël refusant toujours de se « soumettre » au dictat de l’islam. Il est d’ailleurs totalement confirmé que le KGB russe, expert en la matière, a fortement contribué à répandre la propagande à propos de l’existence d’un « peuple palestinien » opprimé par les Israéliens. Loin de nier l’existence des souffrances de part et d’autre, je relève seulement que la propagande mensongère construite en son temps a permis de projeter dans la conscience collective de l’opinion mondiale une image erronée de la réalité, fortement colportée ensuite par les médias du monde entier.

Mais même ainsi, la lutte nationaliste palestinienne, quoique gagnant des « points » dans l’opinion publique internationale, ne trouvait pas le ressort suffisant capable de mobiliser derrière elle les forces nécessaires propres à renverser l’équilibre en sa faveur. C’est ainsi que s’est réveillé en son sein l’argument religieux. Celui-ci n’avait jamais vraiment disparu, mais il était pour ainsi dire relégué au second plan. La « défense » de l’islam a donc pris le relais du classique nationalisme arabe, devenu obsolète ou tout simplement insuffisamment efficace. En effet, ce dernier impliquait un nécessaire compromis pour emporter l’adhésion, sinon de « l’ennemi sioniste », au moins des nations occidentales. En revanche, la cause de l’islam ne souffre aucune discussion. Personne n’imagine en fin de compte négocier avec le « prophète », pas plus qu’avec Allah.
Le Hamas, le djihad islamique et plusieurs groupuscules palestiniens issus directement des rangs de l’OLP ont choisi l’option violente qui aujourd’hui a l’adhésion de la majorité des Palestiniens.

Depuis des années, l’éducation et l’incitation permanente à la haine des Juifs sont comme un vent de tempête qui annonce l’ouragan à venir. Se peut-il que le temps soit venu de « récolter » ce que patiemment les dirigeants palestiniens ont semé ?...

Depuis quelques jours, les attaques au couteau se sont multipliées, faisant des morts et des blessés. Ce qui caractérise toutefois ces agressions, c’est la motivation profonde de leurs auteurs, ainsi que leur réaction après leur arrestation. Si la plupart sont originaires des quartiers arabes de Jérusalem, leurs forfaits se sont produits un peu partout en Israël. Parmi eux se trouvent des jeunes, et même des adolescents, d’autres plus âgés et dans toutes les catégories sociales. La violence extrême des attaques témoigne de l’envie de tuer des Juifs pour rien d’autre que leur qualité de Juif. Animés d’une haine indescriptible, leur motivation est détachée de tout nationalisme. Ils savent pertinemment que leur chance d’être eux-mêmes abattus au cours de leur attaque est très importante. Leur action n’a bien évidemment aucune portée stratégique, mais ils se glorifient de leur haine et du sang qu’ils versent. Leurs familles de même, loin de s’affliger, affichent une fierté  et appellent de leurs vœux la multiplication de ces meurtres. La télévision a pu recueillir avec effroi des témoignages de mères loin d’être en pleurs, d’amis et de voisins qui ne cachent pas leur soutien à la violence contre les Juifs.

Les Israéliens réalisent au fil des jours que la cohabitation avec leurs voisins arabes ne sera peut-être plus aussi facile à envisager. Chacun se méfie de son voisin arabe, du plus jeune au plus âgé. Craignant même d’être agressés par un simple employé de la compagnie téléphonique Bezek (l’un des agresseurs de la semaine passée travaillait pour cette compagnie), certains demandent à n’être dépannés que par des techniciens juifs. Hallucinante situation que l’on n’imaginait pas il y a encore quelques semaines. Les commerces arabes sont désertés par les clients juifs, ce qui risque de précipiter l’économie arabe, en Israël même. Des entreprises débauchent également certains de leurs employés arabes.

Certes, toutes ne le font pas et il existe encore un grand nombre d’exemples où Juifs et Arabes travaillent et vivent ensemble. Mais le vent tourne et la confiance a sérieusement été ébranlée.

Les autorités israéliennes agissent au mieux pour prévenir les agressions, tandis que du côté palestinien, on continue d’attiser la haine et Mahmoud Abbas a même été surpris de mensonge à la télévision palestinienne. La situation pourrait bien complètement lui échapper.

À l’heure où j’écris cet article, on apprend que le tombeau de Joseph – lieu saint du judaïsme en territoire palestinien - a été entièrement incendié par des émeutiers palestiniens. On imagine sans peine que les incendiaires ont été fortement motivés par les mensonges répandus par l’Autorité palestinienne qui annonce depuis des semaines la volonté des Juifs de détruire la Mosquée Al-Aqca (sur le mont du Temple).

Alors bien entendu, d’ici quelques jours, on verra si la tension retombe et si finalement tout rentre dans l’ordre. Je crains cependant que la confiance ne revienne pas si aisément. Ces derniers jours, tout le monde s’est rendu compte en Israël que la haine des Juifs était l’unique moteur des attaques anti-israéliennes. L’argument religieux et la défense de l’islam autour de l’esplanade des mosquées sont devenus le moyen par excellence de rassembler sous une même bannière l’ensemble des musulmans, par delà les frontières des états.

Il n’y a plus à ce stade de négociation envisageable. On ne discute pas avec celui qui crie sa soif de tuer des Juifs seulement parce qu’ils sont juifs. Localement, il sera toujours possible d’envisager le dialogue et l’échange entre individus. Mais le mythe du « peuple palestinien » a volé en éclat avec les déclarations répétées de ses dirigeants mobilisant les masses pour tuer des Juifs.

Reste les médias occidentaux, coupables depuis longtemps de parti pris, qui continuent à colporter les mensonges et la haine des Juifs.

Mais comme le dit le proverbe : qui sème le vent, récolte la tempête… et l’heure de la tempête ne saurait tarder. La guerre ouverte contre les Juifs a peut-être bien commencé.


Il y a quelques semaines, j’avais parlé de l’isolement d’Israël comme un signe des temps de la fin. Celui de la haine généralisée et manifeste contre les Juifs en est un autre. Rien de vraiment nouveau sous le soleil peut-être. Ce qui change toutefois, c’est le dévoilement plus significatif de ces signes… en premier lieu pour Israël. Est-ce là le chemin vers un début de retour à Dieu et une espérance qui ne se fonde plus qu’en l’Éternel, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ?...

mardi 18 août 2015

L’isolement d’Israël est un « signe » des temps

En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples; Tous ceux qui la soulèveront seront meurtris; Et toutes les nations de la terre s’assembleront contre elle. (Zacharie 12.3.)

Nous vivons des temps troublés et les informations qui nous parviennent du monde entier se succèdent à un rythme effréné. À tel point que l’on a du mal à y voir clair et discerner un quelconque scénario correspondant aux prophéties annoncées par les prophètes des Écritures. Une chose survient et remplace la précédente et on n’a guère le temps d’examiner la pertinence de ce qui vient de se produire à la lumière des Écritures. On finit alors par zapper l’information pour passer à autre chose.



Ces dernières semaines, je me suis plutôt laissé surprendre par une multiplication de messages à la rédaction du Berger d’Israël me demandant mon avis sur tel ou tel évènement que d’aucuns voyaient comme le signe imminent de l’avènement du Seigneur, de l’anti-messie ou de la reconstruction du Temple. Très modestement, j’ai répondu le plus souvent que la plupart des hypothèses avaient leurs appuis, mais qu’il s’agissait essentiellement de pièces d’un puzzle dont l’assemblage était difficile à faire. Un peu de recul était en fin de compte nécessaire afin qu’une vue d’ensemble permette de comprendre la trame ou le fil conducteur de ce tableau sans cesse en mouvement.

Puis j’ai pensé à une réalité plutôt nouvelle se faisant jour peu à peu. Une réalité présentée comme en quelque sorte un signe dans les Écritures. Les renversements d’alliances politiques et militaires au Moyen-Orient sont permanents et inquiétants à plus d’un titre. Israël, depuis sa « résurrection » en 1948 a fait face à de nombreux conflits, parfois décisifs pour son existence, mais à chaque fois, Israël a toujours disposé d’un minimum de sympathie dans le monde, notamment occidental, et d’un soutien militaire conséquent. Aujourd’hui encore, l’alliance stratégique militaire avec les États-Unis pèse largement en faveur de l’État hébreu, mais pour combien de temps encore ?...
Ces dernières années, ces derniers mois en particulier, on a vu les relations israélo-américaines se détériorer fortement et même durablement. Le président américain Obama est considéré aujourd’hui en Israël (mais aussi par beaucoup d’Américains) comme le président le plus « hostile » à Israël, mettant en péril le petit État juif par ses renversements d’alliance et ses initiatives en faveur de Nations radicalement ennemies d’Israël et appelant à sa destruction.

Les derniers choix de l’administration américaine en faveur du programme nucléaire iranien ne sont qu’une illustration d’une attitude foncièrement hostile du président américain à l’encontre d’Israël.
Par delà le terrain politique, on voit aussi l’émergence de mouvements chrétiens ouvertement opposés à Israël pour des raisons théologico-politiques qui vont du rejet du sionisme et de la légitimité de l’existence d’Israël à un pseudo-soutien à une « justice » en faveur des Palestiniens. Après les États-Unis, cet engagement politique, appelée aussi « palestinisme chrétien », pénètre l’Europe et contamine progressivement les églises évangéliques suscitant au minimum le doute ou l’indifférence, jusqu’à la franche opposition à Israël sous toutes les formes, ainsi qu’à ceux qui le soutien, pour l’essentiel les Juifs des communautés de diaspora.

Cet isolement rampant d’Israël et des communautés juives dans le monde est le signe d’un consensus des Nations pour une opposition à Israël qui aboutira le moment venu à une guerre telle que l’annoncent les prophètes, comme Zacharie.
Les chrétiens seront aussi un jour dans le collimateur des hommes unis et hostiles à Dieu dans l’esprit d’Amalek. Cependant, de manière plus immédiate, les chrétiens devront clairement choisir entre se tenir derrière Israël et, nécessairement, être solidaires dans ce qui lui adviendra, ou se ranger derrière les vociférateurs de haine contre le peuple d’Israël, la prunelle de Dieu.

J’entends bien sûr certains évoquer l’isolement actuel d’Israël comme le fruit des choix politiques de ses dirigeants, la conséquence des « injustices » commises par Tsahal (l’armée israélienne) et son manque avéré de foi en son Dieu. C’est là une « lecture » des évènements qui, à y regarder de prés, ne correspond pas à l’exacte réalité des choses. Placés dans la perspective prophétique, les évènements relatifs à Israël depuis 150 ans révèlent un tout autre tableau. Je parlais à l’instant du nécessaire recul pour enfin se saisir de la dimension de ce puzzle prophétique et des pièces qui disposées ici et là donnent peu à peu du sens aux évènements que nous vivons.

L’isolement d’Israël a commencé et il va s’accentuer encore jusqu’à se traduire en une guerre de toutes les nations du monde contre Israël. Dès à présent, les croyants sont placés devant un choix difficile, mais incontournable. Il s’agit d’un choix aussi bien politique que spirituel. Politique, car il nous engage vis-à-vis de nos prochains et dans la société qui nous entoure – surtout si la France et son gouvernement prennent part à cette hostilité contre Israël. Spirituel, car il replace notre foi et notre engagement avec le Seigneur dans le concert prophétique que nous vivons. Dans l’époque qui est la nôtre, les temps de la fin, il n’y a pas de « spectateur » qui applaudisse ou critique le « spectacle ». Le chrétien est nécessairement un « acteur » qui s’engage, qu’il le veuille ou non.