lundi 18 janvier 2016

« Kippa or not Kippa : comme Juif “montre” la Torah ! »

La dernière attaque en date d’un professeur juif se rendant à son établissement par un jeune de 15 ans et muni d’une machette a suscité l’indignation certes, mais surtout une polémique étrange autour du fait que la « cible » ait été identifiée par sa kippa sur la tête.


Fort heureusement, cette agression ne s’est pas terminée aussi tragiquement qu’on aurait pu l’imaginer, quand on considère la longueur de la lame de cette arme. Ironiquement et peut-être aussi symboliquement, l’homme s’est défendu au moyen du gros volume de la Torah qu’il tenait en main.

Ce qui a particulièrement choqué et surpris l’opinion et les autorités judiciaires, c’est la jeunesse de l’agresseur (à peine 15 ans), sa détermination à tuer et sa « honte » de n’avoir pas réussi à décapiter le professeur juif qu’il visait. Hélas, les agressions de ce type sont devenues presque banales (la troisième du genre en trois mois rien qu’à Marseille). Le plus inquiétant encore est l’absence d’éléments et/ou d’antécédents permettant d’identifier clairement d’autres terroristes potentiels et prévenir d’autres attaques. À ce stade, il est clair qu’il y en aura d’autres qui ne se termineront pas toujours aussi « bien ».

Dans ce contexte est née une polémique venant d’une autorité religieuse juive de Marseille recommandant de ne pas porter (au moins pendant un temps) de kippa en public. Alors bien sûr, on peut comprendre les craintes et le souhait légitime de ne plus servir de « cible » trop facilement identifiable dans les rues de la ville. Mais est-ce vraiment LA solution au problème ? N’y a-t-il pas dans cette louable intention un piège dans lequel ce rabbin est « tombé » sans s’en rendre compte ?
L’affaire de la kippa pose en réalité une grande question de fond et traduit le malaise de la communauté juive de France placée à la croisée des chemins.
Pour ceux qui ont choisi de quitter le pays et faire leur « alya » vers Israël, la réponse est claire. L’affirmation de leur identité, en tant que Juif, n’est plus possible en France dans les conditions actuelles sans crainte pour leur sécurité. Vivre sa foi et son identité comme Juif est devenu une entreprise dangereuse et, en dépit de l’attachement et des liens forts qui les relient à la communauté nationale, ils préfèrent faire le choix de rejoindre Israël. Non que les Juifs y soient en parfaite sécurité, mais au moins, ils y sont compris dans leurs préoccupations quotidiennes avec plus d’acuité.



Le port ou non de la kippa dans l’espace public n’est bien évidemment pas qu’une question d’ordre religieux ou de « visibilité » de son identité devant tous. L’enjeu est d’une autre nature. La laïcité et la liberté que nous accordent nos institutions permettent normalement aux Juifs de porter une kippa dans les rues où que ce soit. Devoir s’en priver, quelle qu’en soit la raison, est, à dire la vérité, un recul de nos libertés et une atteinte grave aux fondements de la République.
L’affaire, au-delà du « bruit » médiatique qu’elle a suscité, a surtout révélé la fracture existante dans le pays entre ceux qui se refusent à la « soumission » au diktat des terroristes islamiques et ceux qui en profitent pour stigmatiser un peu plus une communauté de plus en plus marginalisée. C’est ainsi que R. Brauman (ancien président de MSF) a semblé établir un lien bien étrange entre le port de la kippa et une prétendue allégeance à la politique de l’État d’Israël. Peut-on imaginer plus stupide proposition ? Sinon sous l’inspiration de pensées nauséabondes qui en disent long sur le cœur de ceux qui profèrent de telles insanités.
Fort heureusement, l’identité juive ne se résume pas au seul port de la kippa, mais il apparaît insupportable aux Juifs que des circonstances dramatiques ou des individus viennent « dessiner » pour eux ce que le Juif est ou n’est pas au travers de ses signes « visibles ». Il est une époque pas si lointaine où l’on a imposé aux Juifs un signe « distinctif » — l’étoile jaune — pour qu’il soit possible d’identifier sans se tromper un Juif, quel qu’il soit.
Et dans ces années-là, ceux affublés d’une étoile jaune sur la poitrine ne portaient pas tous de kippa. Ils n’étaient pas « plus » ou « moins » juifs que ceux qui en portaient. Et tous ont été finalement déportés. Or, c’est aux seuls Juifs de définir ce qui les identifie, sans laisser à d’autres, par ignorance ou par haine, le choix de les stigmatiser.

Aujourd’hui, un Juif qui porte ou qui ne porte pas de kippa est toujours un Juif. En France, il doit pouvoir afficher sans crainte et sans honte sa judéité, avec ou sans kippa.
Reculer sur cette question, c’est faire le premier pas vers une soumission, telle qu’elle existe pour les dhimmis[1] en terre d’islam.
Que chacun donc porte sa kippa comme il l’entend et se défende, à l’instar de ce professeur, avec la puissance de la Torah. En définitive, plus que cet enseignant, c’est peut-être bien elle qui a finalement été visée et « blessée ». Plus encore que la kippa, c’est bien la Torah que je « montrerai » dans la rue, par ma vie et par mes actions.



[1] Il s’agit du statut des non musulmans en terre d’islam (essentiellement les chrétiens et les Juifs). Cette soumission à l’islam comporte de nombreuses mesures discriminatoires, d’injustices et d’humiliation.

mardi 29 décembre 2015

ISRAËL ! LE « MAL » QUI EST EN TOI, ARRACHE-LE !

Hier encore, en concluant mon propos (voir l’article publié le lundi 28 décembre), je ne croyais pas si bien le dire. Le « mal » profond qui sévit dans le cœur des hommes, en Israël comme ailleurs, est sournois, trompeur et alimente toutes les passions imaginables. Il est d’une nature spirituelle et ne se combat qu’avec des armes spirituelles.



J’évoquais donc cette vidéo montrant quelques individus au sein d’une fête de mariage manifestant leur haine par des actions symboliques, telle celle de planter un couteau dans la photo du jeune garçon palestinien décédé quelques mois plus tôt dans l’incendie criminel de sa maison. L’opinion publique et la classe politique, unanimement, condamnaient cette action démontrant au passage l’existence d’un groupuscule juif, religieux, haineux et originaire de Judée Samarie. Sauf que la vidéo en question était en réalité une manipulation grossière propre à tromper l’opinion publique et sans doute aussi la plupart des dirigeants politiques israéliens.
Certes, il ne faut pas s’en cacher, la haine de certains individus juifs à l’encontre des Arabes est bien une réalité et, même si elle est relativement marginale dans la société israélienne, elle pose de vraies questions de fond à la communauté tout entière en Israël. L’expression immédiate des médias et de l’opinion publique montrait bien qu’il y avait une prise de conscience qui va plus loin que la seule réaction naturelle à chaud face à un fait divers tragique.

Replacée dans son contexte, un journaliste a su démontrer la manipulation, qui a pour origine en fait, il y a quelques mois, lors de l’incendie criminel d’une maison palestinienne à Douma dans laquelle a péri une famille entière dont un jeune garçon. Immédiatement, les accusations ont été portées sur des extrémistes juifs, qualifiés ensuite de terroristes, venant d’une implantation juive proche. Certains dirigeants de l’armée se sont hâtés (sans doute trop) de faire des déclarations conclusives qui mettaient en accusation des Juifs, tandis que l’enquête ne faisait que commencer. Celle-ci a montré toutefois beaucoup d’invraisemblances dans les accusations premières portées contre des Juifs. À ce jour, les enquêteurs n’ont pas réussi à identifier les coupables. Entre temps, plusieurs jeunes juifs des implantations ont été arrêtés et interrogés plusieurs semaines durant. Il semble que les services de renseignement aient été « zélés » en pratiquant des interrogatoires « musclés », dénoncés d’ailleurs par plusieurs plaintes. Bien entendu, cette situation avait de quoi mettre dans l’embarras plusieurs cadres du Shin Beth ou de l’armée. L’opinion publique s’emparant de l’affaire commençait aussi à « pencher » en faveur des victimes juives injustement emprisonnées et torturées. C’est alors que survient la vidéo en question, fort opportunément, qui renverse l’opinion et constitue en quelque sorte des « aveux » implicites contre les jeunes accusés.

Bien sûr, la thèse du journaliste peut être contestée et, à ce stade, on est en droit de se demander si l’affaire est un montage médiatique ou une affaire dans l’affaire. De toutes les manières, le résultat est une image d’Israël une fois de plus dégradée. Cette affaire alimentera encore les accusations des antisémites dans leur délire à rechercher tout ce qui pourrait salir un peu plus le peuple juif.
Les ennemis d’Israël sont si nombreux et particulièrement virulents. Alors, on se demande comment il peut encore se trouver des Juifs pour jeter de l’huile sur le feu, ce pour un gain sordide, personnel ou politique.


Lors de la prise de Jérusalem par le général romain Titus, en 70, les différentes factions juives étaient encore en train de se « disputer », ce qui a facilité, sans nul doute, la conquête romaine de la ville. Puisse les Juifs en Israël apprendre des erreurs du passé et construire dans l’unité, mettant de côté leur intérêt personnel.

lundi 28 décembre 2015

ISRAËL ! RECONNAIS LE « MAL » QUI EST EN TOI !

Il y a quelques jours, une vidéo a ému tout Israël au point de secouer fortement l’ensemble de la classe politique, de la droite à la gauche sans aucune exception.

Dans cette vidéo, on peut voir la scène d’un mariage juif avec une foule de convives qui dansent leur joie avec les mariés. A l’allure des participants, on comprend vite qu’il s’agit de religieux, sauf que de manières plutôt incongrues, on aperçoit quelques individus tenant des fusils d’assaut, des cocktails Molotov et quelqu’un brandissant un couteau qu’il plante plusieurs fois dans la photo du jeune enfant palestinien mort brûlé vif il y a quelques mois dans un attentat. La foule en liesse et la joie manifeste des invités à ce banquet sous-entendent clairement l’approbation de ce simulacre par la majorité des gens présents à ce mariage.
L’association de « religieux » à ce déferlement de haine contre les Arabes, qui plus est en la personne d’un enfant, a choqué et profondément ébranlé les Israéliens qui, pour leur immense majorité, s’imaginaient que la « haine » de la part des Juifs était marginale et le fait d’individus loin des valeurs de la Torah.



Alors bien sûr, toute la classe politique a condamné fermement ces agissements, y compris les représentants des implantations en Judée et Samarie. Car il semble bien que cette scène de mariage se soit déroulée dans une implantation juive. Les mariés eux-mêmes étaient connus et ont déjà été condamnés pour des faits semblables.
Les médias, de leur côté et unanimement, ont été en première ligne pour dénoncer ce déferlement de haine. Le Premier ministre s’est exprimé à ce sujet à la télévision et a diligenté une enquête qui naturellement aboutira à l’identification des individus sur la vidéo et leur condamnation.

Loin de constituer un simple fait divers, la vidéo et les réactions qu’elle a suscitées ont montré une réalité que beaucoup d’Israéliens, comme parfois beaucoup de chrétiens en Occident également, ont du mal à recevoir. La haine n’est pas seulement le fait des Palestiniens dont on sait beaucoup trop hélas que la culture de mort est quotidiennement suralimentée à tous les niveaux de la société. Il existe clairement au sein de la société israélienne une composante, très réduite sans doute, mais substantielle cependant, qui nourrit sa haine de l’autre et des Arabes en particulier, la justifiant en partie par la foi qu’elle exprime dans la Torah.
Bien entendu, les rabbins, avec raison, dénonceront cette pseudo justification religieuse à la haine contre son prochain. Qui donc peut se réjouir de la mort d’un autre, qui plus est d’un enfant, et la justifier religieusement ?... Qui peut bien être pétri de haine jusqu’à « profiter » d’un mariage pour montrer la noirceur de son cœur au milieu de la liesse que suppose la fête ?...

Le choc des images et la contradiction qu’elles provoquent amèneront-ils les Israéliens à s’interroger sur la nature profonde de leur société et du mal qui la ronge ?... Au-delà de la lutte légitime contre les individus qui véhiculent cette idéologie de mort, les décideurs politiques, comme les animateurs civils de la société, parviendront-ils à identifier ce qui fondamentalement a conduit plusieurs de leurs concitoyens dans cette voie mortifère ?... Il ne sert à rien d’affirmer que ces individus ne sont pas de « vrais Juifs » ou qu’il s’agit de « fous » isolés qu’il faut exclure de la société. En réalité, le mal qui ronge la société israélienne est le même qui ronge toute l’humanité. Il s’agit tout simplement du péché. Celui-ci n’est pas une entité « extérieure », mais indubitablement un ennemi « intérieur » qui ne se combat pas avec les armes ultras sophistiquées de Tsahal. Ce mal, seul Dieu peut l’extirper définitivement. C’est par la repentance et le sang versé du Machia’h que le pardon est obtenu et la rédemption acquise.

Nous vivons dans un monde dont les guerres sont, sur le plan spirituel, bien peu « asymétriques ». Dans tous les « camps », le péché y règne et y fait ses ravages. La plupart des Juifs et des Arabes connaissent, sans le savoir, le même « maître », le « malin » qui agit puissamment par le péché qui règne dans l’Homme. La mort frappe d’un côté comme de l’autre et tous comparaitront devant le tribunal de Dieu.

Cette vidéo scandaleuse et choquante peut paraître anecdotique dans le déroulement de l’actualité. Elle est peut-être le témoignage, l’amorce d’une prise de conscience, au moins parmi les Juifs, que la nature du problème dépasse celui de quelques individus déversant leur haine lors d’un mariage. Or prendre conscience du vrai problème de fond de la société juive israélienne, c’est commencer à en découvrir la solution spirituelle.

Quand je songe aux promesses de Dieu prononcées par Zacharie (12.10) ; au retour à Dieu des israélites qui reconnaitront que le Salut ne vient que par leur Sauveur, le Machia’h ; je me dis que le choc provoqué par cette vidéo constitue peut-être un jalon dans le chemin du retour à Dieu d’Israël.

Puissent Israël et ses dirigeants ne pas se boucher les yeux pour ne pas voir, mais aient l’humilité de reconnaitre leurs limites, le péché qui les affecte. Ils emboiteront alors le chemin du Salut.

jeudi 17 décembre 2015

MON « BEAU » SAPIN EN « PALESTINE » AVEC TOUS SES « BEAUX » CADEAUX !

En Alsace, on croyait tout connaître du plus beau sapin de Noël. Strasbourg se vante même de célébrer le plus ancien et le plus important « marché de Noël », qui draine quand même plus de deux millions de visiteurs en quelques semaines. Quoiqu’en ce moment, avec les mesures drastiques de sécurité, la fréquentation est sans doute en baisse. Sur la place principale, on a même dressé un sapin géant décoré comme vous ne pouvez l’imaginer. On en a plein les yeux.
Mais en matière d’originalité, il en est à Bethléem qui « battent » des records dans la bêtise et qui révèlent la noirceur du cœur et non la lumière censée être rappelée en cette période singulière pour des millions de chrétiens.


Et oui, certains chrétiens palestiniens (pas tous sans doute… mais je n’ai pas eu écho d’une quelconque condamnation de la part de représentants chrétiens de cette région), avec le soutien bienveillant de l’Autorité palestinienne, ont pensé que la décoration du sapin de Noël devait revêtir des atours d’une brillance tout autre. En effet, en guise de boules lumineuses, le sapin a été décoré de portraits de terroristes palestiniens morts ou emprisonnés, s’étant illustrés par des meurtres et/ou s’étant fait exploser.
Comment peut-on associer à cette fête, dont l’objet est essentiellement d’annoncer la « bonne nouvelle » du Salut, le souvenir de ceux qui ont semé la mort ?... Je crois me rappeler que lorsque Yéchoua’ est né, certains ont voulu le faire mourir (Matthieu 2). Et à cause de cela, des enfants innocents sont morts, soulignant que cette venue avait un adversaire de poids, le Satan, qui n’a pas hésité à massacrer pour empêcher la Lumière du Messie de briller dans ce monde. Je songe aujourd’hui à cet enfant de 15 mois qui, à Jérusalem, a été victime cette semaine d’une attaque terroriste. Les chirurgiens ont été contraints hélas de l’amputer d’une jambe et, à cette heure, il n’est pas encore définitivement tiré d’affaire. Ailleurs, des enfants palestiniens ne recevront pas la « peluche » tant attendue. En effet, les douaniers israéliens ont intercepté un container en provenance des Émirats arabes unis, et destiné à l’Autorité palestinienne, contenant des milliers de peluches à l’effigie de terroristes. Voilà qui en dit long sur les valeurs des uns ou des autres. Il ne manquerait plus que l’on vienne accuser les Israéliens « d’actes barbares » en privant les enfants palestiniens de leurs jouets de Noël.

Je ne suis pas un fervent soutien à la fête de Noël, date à laquelle, chacun sait, Yéchoua’ n’est pas né, mais… une certaine divinité païenne. Peu importe, Yéchoua’ est bien né un jour et sa venue a signifié le Salut que beaucoup ont célébré par des prières et des chants. Quel cadeau offrirons-nous que nous n’ayons pas déjà reçu ?... Nul besoin d’attendre un 25 décembre ou ‘Hanoucca d’ailleurs (qui vient de se terminer), pour partager la Lumière du Messie venu en son temps.