vendredi 1 février 2013

Les défauts du pauvre… et du riche !

Le Rav Dov Ber de Radochitz (né en 1890 en Russie et mort à Auschwitz en 1943) disait : « Le défaut du pauvre ? Il s’imagine que la richesse va le sortir de la détresse ! »

Je suis tenté d’ajouter derrière cette parole de rabbin, que le défaut du riche est de s’imaginer que la richesse le préservera de la détresse.

L’Evangile nous invite cependant à une démarche toute singulière, comme le rappelle Yéchoua’ lui-même à ses contemporains en Matthieu 6 : 19 à 21 : Ne vous amassez pas des richesses sur la terre où elles sont à la merci de la rouille, des mites qui rongent, ou des cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Amassez–vous plutôt des trésors dans le ciel, où il n’y a ni rouille, ni mites qui rongent, ni cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur.

Entre la parole du rabbin Yéchoua’ et celle plus récente de Ber de Radochitz, le riche comme le pauvre peuvent être tentés par le même travers.

Ma prière sera celle d’Agour (Proverbes 30 :8 et 9) : « Ne me donne ni pauvreté, ni richesse, Accorde–moi le pain qui m’est nécessaire, De peur qu’étant rassasié, je ne te renie Et ne dise : Qui est l’Éternel ? Ou qu’étant dans la pauvreté, je ne commette un vol Et ne porte atteinte au nom de mon Dieu. »

mardi 29 janvier 2013

A l’heure des jugements binaires !

Mes cours d’électronique et de physique sont un peu loin, mais je me souviens encore du professeur déclarer sans nuance qu’à l’échelle électronique, il n’y avait que deux statuts possibles, « 1 » ou « 0 ». En d’autres termes, ou le courant passe, ou il ne passe pas. Se questionner sur  la « zone d’incertitude », l’entre deux, n’était pas une option.

Sans trop nous étendre dans les finesses et l’image de la physique quantique, notre société semble également entrer dans une même logique binaire. Les forces « positives » et « négatives » s’opposent sans qu’il soit possible de les faire rejoindre. D’autant plus qu’elles procèdent de principes totalement inconciliables.

C’est ainsi que commentant les réactions des uns ou des autres au sujet des manifestations diversement suivies en faveur ou défaveur du « mariage pour tous », les militants de la cause homosexuelle s’offusquaient de l’opinion de ces Français qui « refusent » égoïstement d’accorder les mêmes droits au mariage et à l’adoption aux couples de même sexe. Une « intolérance » à leurs yeux inadmissible. Et d’entendre telle ou telle personnalité politique ou du showbiz déclarer que la loi passerait quand même et que l’opinion évoluerait et changerait plus tard, avec le temps. Je passe sur cette curieuse conception de la démocratie où la loi s’impose pour transformer à terme la « volonté » ou l’opinion du peuple. Les opposants au texte sont par ailleurs qualifiés d’homophobes, non pas qu’ils le soient devenus lors de l’émergence du débat, mais parce que la loi va les déclarer comme tels, dès lors qu’ils ne souscrivent pas au choix qui leur est imposé. Car cette loi va bien au-delà d’une querelle sur les droits et la liberté individuelle. Il s’agit d’un choix de société, celui de l’altérité ou celui de la confusion des genres. Si la réaction a été si forte, c’est que le projet de loi vise en réalité à définir ce « mode de vie » comme une « norme égale » au côté de ce qui est une institution vieille comme le monde et fondatrice de toutes les sociétés humaines. L’enjeu sous-jacent dépasse le débat du moment. Il s’agit rien de moins que de déclarer « le mal » « bien » et le « bien » « mal » en une inversion des valeurs, car les deux conceptions ne peuvent cohabiter sans heurts. Cette perversion (des valeurs) est la marque d’un refus de Dieu et d’une rébellion contre le créateur. Mais tout comme en physique, l’inversion des polarités peut conduire à des situations explosives. Le pire serait encore de tenter de rester dans la « zone d’incertitude ». En électronique, c’est plutôt malséant. Sur le plan moral, c’est tout aussi désastreux. Pour ma part, j’ai pris le parti qui me coûtera sans doute d’être qualifié par certains, avant la fin de la lecture de ce bref article, d’homophobe ou d’extrémiste rétrograde. Mais quoi ! Ce n’est pas moi qui aie changé. On ne change pas les lois élémentaires de la physique, à quelque niveau que ce soit sans s’en brûler les doigts.

G.A.

lundi 28 janvier 2013

Pourquoi ne sont-ils pas comme nous ?

C’est par ses mots que me répondit un jour une dame chrétienne que je ramenais à la maison après une pastorale dans le sud de l’Alsace. Je ne sais plus comment on avait embrayé la conversation, mais le temps du trajet, on avait partagé notre intérêt pour le peuple juif et notre souhait que d’une manière ou une autre, il puisse reconnaitre son Messie. Sauf que ma passagère estimait que, de son point de vue, le chemin le plus « normal » pour un Juif était de devenir comme elle, fidèle parmi les fidèles de son église. Elle ne comprenait pas pourquoi les Juifs persistaient à vouloir suivre nombre de leurs traditions et fêtes. La foi dans le messie devait à ses yeux naturellement les conduire dans l’église et abandonner ce qui fait leur identité au profit des traditions chrétiennes fidèles selon à elle à l’Evangile.

Je pesais mes mots avant de lui répondre que peut-être, ce n’étaient pas à « eux » de changer mais… à « elle ». La foi dans le messie Yéchoua’ ne conduisait pas nécessairement à transformer la piété d’un Juif en celle d’un Chrétien. Du reste, souvent, bien des aspects de la tradition et des fêtes juives interpellent la foi du Chrétien au point de l’interroger dans sa manière de vivre et pratiquer sa foi. Je n’espérais pas vraiment la faire changer d’avis, mais au moins l’aider, sinon à concevoir, pour le moins à respecter, les différences de piété entre croyants d’origine juive et non juive, dès lors qu’ils suivent le même messie Yéchoua’ (Jésus).

A suivre…

G.A.

jeudi 24 janvier 2013

Antisémitisme en France !

C’est toujours un peu pareil ! On nous fait facilement le reproche qu’on en parle trop et qu’on crie trop facilement au loup en voyant des « antisémites » à tous les coins de rue. A vrai dire, ils ne sont évidemment pas partout autour de nous et sont bien moins identifiables et identifiés que par le passé.

La difficulté tient en ce que nous ne percevons pas tous – sauf peut-être les Juifs bien sûr – l’antisémitisme de la même manière.

Ainsi, 40%  des Français estiment que les Juifs sont trop puissants dans le monde des affaires (Un sondage de Market Watch sur les sentiments des Français à l'égard des Juifs, a été commandé par l'Organisation sioniste mondiale à l'occasion de la journée internationale contre l'Antisémitisme qui se déroulera dimanche prochain, le 27 janvier 2013). On n’est pas loin de penser que cette estimation engendre forcément une distorsion dans les relations potentielles avec des personnes juives. D’autant plus que par ailleurs, 47% des Français pensent que les Juifs sont plus loyaux à l'égard d'Israël qu'envers le pays dans lequel ils vivent. Pas de quoi rassurer car on n’est pas loin de l’accusation de trahison en cas de conflit. Une utopie ?... L’affaire Dreyfus illustre pourtant ce genre de dérive possible.

Autre aspect très significatif, 54% des Français, principalement parmi ceux ayant suivi des études supérieures, estiment que les actes de violence à l'égard des Juifs sont le résultat de l'antisémitisme plutôt que l'expression de positions anti-israéliennes. Un chiffre qui cache un autre malaise, celui de 60% des Français qui préfèrent s'abstenir de s'exprimer sur Israël. La honte ?... La crainte ?...

Le sondage ne dit pas non plus ce qu’il en est dans les églises en général, mais au vue de mon expérience personnelle, je crains que ce ne soit pas très reluisant. Le pire, c’est la fausse certitude de beaucoup de Chrétiens qui s’imaginent qu’il n’y a rien à relever ou qui préfèrent ne rien voir. Le courage serait pourtant de reconnaitre que l’antisémitisme ne laisse pas des traces que chez les autres. A partir de quand s’autorise-t-on à réagir ?...

G.A.

mardi 22 janvier 2013

Les « portes du ciel » et les « portes du cœur » !

L’année 2013 est déjà bien commencée, mais il parait que l’on peut se souhaiter la bonne année jusqu’au terme du mois de janvier. Sans doute est-ce très « convenu » que je vous souhaite à présent une heureuse année 2013, mais croyez-moi, ce ne sont pas que des mots.

Ma reconnaissance va d’abord à toutes les grâces que Dieu nous a accordées en 2012. Comme disent parfois les enfants, en toute simplicité, après tout, « nous sommes encore vivants ! » Une évidence qui ne raisonne pas toujours comme une grâce. Or, ce qui nous semble « normal » n’est-il pas digne d’alimenter notre reconnaissance envers Dieu ?... Avoir de quoi se nourrir, se vêtir et disposer d’un toit au-dessus de la tête sont en réalité des cadeaux de Dieu dont on ne mesure l’importance que lorsqu’on en est privés.

Je crains que nous soyons plus prompts à réclamer le « quotidien » et bien plus encore comme si c’était un dû.

Nous tentons parfois avec dépit d’inculquer à nos enfants un minimum de reconnaissance pour chaque chose que nous leur donnons. Bien loin de leur priver d’un bienfait essentiel, sans qu’ils le demandent, nous leur donnons tout ce dont ils ont besoin chaque jour. Mais combien difficile est-il de faire surgir spontanément un « merci » ou même un « s’il te plait ».

Avant même de pointer une prière en faveur de cette année 2013, ne serait-il pas gagner un peu de sagesse que de s’arrêter un instant sur les grâces imméritées de Dieu et cultiver quelques fruits reconnaissants ?...

A suivre un tantinet l’actualité nationale et même mondiale, l’année 2013 risque fort d’être agitée de soubresauts désagréables. Entre les bruits de guerre et les dérives morales de notre société, j’en suis à me demander comment cela pourrait-il être pire.

Les hommes s’activent à rechercher une place qui n’est pas la leur, s’accordant les prérogatives divines, falsifiant la justice, la vérité, désignant le « bien » « mal » et le « mal » bien ».

Certains en sont à rechercher désespérément les « portes du ciel » ouvertes pour crier à Dieu, alors qu’en réalité, ce sont les « portes de leur cœur » qui restent hermétiquement fermées.

Mendel de Kotzk, célèbre maître hassidique polonais du début du 19ième siècle, disait très justement : « De même que l’homme supplie son créateur d’ouvrir devant lui les portes du ciel, de même Dieu supplie-t-il l’homme d’ouvrir les portes de son cœur ! ».

Finalement, ma prière en 2013 pourrait bien être que Dieu ouvre les cœurs de nos contemporains et de son peuple en particulier, afin que sa supplication franchisse le seuil des portes du ciel.

 
G.A.

jeudi 20 décembre 2012

Un « silence » de plus en plus embarrassant…

C’est quasi quotidiennement que nous nous nourrissons de déclarations médiatiques plus ou moins fracassantes mises en exergues par les chaînes d’information continue ou les murs « Facebook » que nous nous sommes bâtis. Les échos raisonnent de tous les côtés… et nous finissons la journée gavés d’infos qui passent d’une oreille à l’autre sans laisser de traces ou presque.

Le « bruit » des médias me semble cependant étonnamment contraster avec le « silence » du monde chrétien (parmi d’autres) sur un sujet qui pourtant a fait la une des journaux télévisés ces dernières semaines. Etait-ce un manque d’intérêt ?... Le sentiment d’une « routine » ou d’un épiphénomène supplémentaire dans une guerre sans fin opposant Juifs et Arabes ?... Ou ce silence est-il révélateur d’une réalité plus embarrassante ?...

Il y a d’abord eu le conflit armé, certes limité à quelques jours seulement, entre le Hamas et Tsahal. Il est vrai qu’il n’y avait pas vraiment de quoi « faire » de nombreuses « unes », le nombre de morts ayant été plutôt réduit comparativement au conflit syrien voisin. Quelques jours après, il s’est agi de l’adoption par l’ONU de la Palestine comme Etat observateur non membre de l’organisation des Nations Unies. Le monde « chrétien » est demeuré quasi silencieux. Pas un mot ou presque, dans un sens ou un autre. Anecdotique diront certains. Ce vote ne change rien à la situation sur le terrain. Le conflit demeure aussi inextricable. C’est à la fois « vrai » et « faux ». Et les Chrétiens se devaient de réagir… Le vote de l’ONU a effectivement amené un réel changement politique sur le fond du conflit.

LA RECONNAISSANCE D’UN ETAT INEXISTANT

Voilà une différence qui sur le fond modifie les moyens d’action de la nouvelle entité palestinienne. Même si l’Etat de Palestine ne dispose pas d’un droit de vote à l’ONU, son nouveau statut lui permet de dialoguer d’égal à égal avec n’importe quel autre Etat. Il peut participer à toutes les instances de l’ONU, notamment recourir à la CPI (Cours Pénale Internationale) pour faire valoir ses « droits ». Plusieurs responsables palestiniens ont déjà fait savoir qu’ils menaceraient de le faire contre Israël. Mais qu’est-ce donc que la reconnaissance de cet Etat qui n’a aucune frontières établies, aucune capitale historique, pas même un peuple dont on puisse établir l’histoire en rapport avec une terre depuis des siècles (de nombreux textes et témoignages, notamment d’Arabes, infirment les déclarations palestiniennes et notamment celles mensongères de Mahmoud Abbas à l’ONU, qui établissent l’existence de la Palestine sur l’ensemble de ce qui est Israël aujourd’hui – voir les articles disponibles à la rédaction du BI). C’est ainsi que la reconnaissance de la Palestine comme Etat passe nécessairement, dans la bouche de Mahmoud Abbas, par la négation de l’histoire et du peuple d’Israël sur sa terre. Il s’agit rien de moins que d’un renversement des réalités historiques au bénéfice de la Palestine, énoncé dans un discours officiel aux Nations Unies, et sans que personne ne s’en offusque. Or, la négation pour ainsi dire « approuvée » par l’ONU lors de ce vote, représente en quelque sorte une atteinte aux fondements même de la foi chrétienne. Le vote « historique » de reconnaissance de la Palestine par l’Assemblée Générale de l’ONU le 29 novembre 2012 constitue une étape décisive vers la délégitimation d’Israël et un retournement des Nations du monde contre le peuple d’Israël. Par ailleurs, avec ce vote, indirectement, c’est aussi la foi chrétienne qui a été qualifiée de « mensonge ». Où donc a-t-on entendu une voix chrétienne dissonante pour dénoncer l’usurpation et le mensonge ?...

LA RECONNAISSANCE DE LA HAINE COMME PRINCIPE EXISTENTIEL

Fort de son succès diplomatique, le Fatah de Mahmoud Abbas, qualifié de « modéré » et chaud partisan de la paix par les Occidentaux, semble avoir retrouvé le chemin de la réconciliation avec le Hamas, le mouvement terroriste palestinien (inscrit pourtant sur la liste des organisations terroristes de l’UE) qui prône la destruction d’Israël et l’établissement d’un califat islamique. Parallèlement à cela, un récent sondage indiquait une hausse importante de la popularité du Hamas dans les territoires disputés et, à 88%, un soutien de la population palestinienne à des actions armées contre Israël. La culture et l’enseignement de la haine sont durablement ancrés dans la société palestinienne. Ce ne sont évidemment pas les mensonges du Président de l’Autorité palestinienne à l’ONU qui vont aider à bâtir la paix avec le voisin israélien. La communauté internationale préfère fermer les yeux sur le culte de la haine devenu le principe existentiel des Arabes palestiniens. On ne s’imagine à aucun moment en paix avec son voisin. Le conflit israélo-arabe nourrit en permanence la haine afin de ne jamais aboutir à la paix et ne jamais devoir reconnaitre Israël comme l’Etat des Juifs. Le vote de reconnaissance de la Palestine à l’ONU a pour ainsi dire entériné ce principe de haine et d’existence que pour la disparition d’Israël. Là encore, pas une voix ne s’est élevée pour dénoncer la pseudo construction d’un Etat basée sur la haine de l’autre. Bien au contraire, le monde s’est empressé de condamner Israël pour ses projets de constructions de logement à Jérusalem-Est, refusant d’avance toute reconnaissance juive sur Jérusalem, au profit du mensonge arabe.

L’ISOLEMENT D’ISRAËL ET… DU PEUPLE JUIF

Plusieurs dans la classe politique en Israël s’inquiètent de voir au fil du temps la popularité de l’Etat hébreu s’éroder, Israël être marginalisé, dénoncé par l’ONU et les grandes nations du monde. Les vrais amis d’Israël se font de plus en plus rares. Quelles que puissent être les décisions politiques des chefs d’Israël, les torts sont toujours de leurs côtés. Plus le peuple juif tente de se protéger en érigeant des barrières de sécurité et en rendant hermétique ses frontières, plus il est dénoncé pour ses mesures unilatérales empêchant les Arabes d’entrer sur son territoire. Les dirigeants d’Israël n’ont sans doute pas toujours été très avisés dans leurs choix, mais il est un fait qu’Israël est montré du doigt par la communauté internationale comme l’empêcheur d’aboutir à une paix durable au Moyen-Orient et même dans le monde. Et plus encore qu’Israël en tant que nation, ce sont les Juifs eux-mêmes qui sont accusés d’être la cause des troubles de ce monde. Alors bien sûr, au-delà de la haine et de l’universel sentiment d’hostilité à l’encontre des Juifs, le lecteur et croyant de la Bible discerne dans les temps que nous vivons une réalité spirituelle dans laquelle l’isolement d’Israël et du peuple juif sont les signes d’évènements eschatologiques pour lesquels nous nous devons d’être attentifs. Cette attention n’est cependant pas celle du spectateur, comme si nous étions au cinéma, assis confortablement dans un fauteuil en velours. Nous sommes également acteur du présent et à ce titre nous ne pouvons pas rester « neutres » ou en marge comme si rien ne nous affectait. Le monde chrétien serait-il devenu « aveugle » ?... Indifférent ?... Sourd ?... et même muet face à la détresse et l’isolement d’Israël et du peuple juif ?

Il y a encore fort heureusement des Chrétiens qui aujourd’hui se lèvent et se rangent au côté des Juifs et d’Israël pour rompre son isolement et soutenir « ce » frère aîné. Les temps deviennent cependant difficiles et le prix de cet engagement deviendra de plus en plus « coûteux ». On serait en droit d’attendre des dirigeants chrétiens, notamment protestants et évangéliques, un peu plus de « courage » pour prendre position au côté d’Israël, car au bout du compte, la défense d’Israël est aussi la leur. Il ne s’agit pas nécessairement d’apporter un soutien politique béat, mais de reconnaître la vérité réelle telle qu’elle se présente et surtout le conflit spirituel sous-jacent qui alimente et attise le feu des hostilités. Renvoyer dos à dos les protagonistes ou ne voir que les effets d’un faux conflit territorial ne sont rien d’autres que de l’aveuglement volontaire et l’adhésion aux mensonges de l’adversaire. Le sort des Chrétiens du Moyen-Orient, notamment ceux qui aujourd’hui sont en péril en Syrie, doit nous préoccuper et Israël est probablement l’une des dernières cartes susceptible de sauver leur mise.

Je sais bien qu’il y a dans notre pays bien des sujets de société pour lesquelles beaucoup de choses sont mises en œuvres, à juste titre d’ailleurs. Ils sont de réels défis que nous devons relever en prenant des positions fermes quitte à se « marginaliser » dans une société qui refuse de plus en plus les repères fondamentaux de la Bible. On peut craindre cependant que s’agissant d’Israël, l’engagement chrétien soit plus timoré. Je voudrais croire que non.

Le silence est d’or dit-on. Faisons en sorte qu’il ne devienne pas coupable.

mardi 4 décembre 2012

Quand « l’image » finit par se prendre pour la « réalité » !

Décidément, ces dernières semaines ont été riches en péripéties. Après l’opération militaire d’une huitaine de jours menée tambour battant contre les infrastructures terroristes du Hamas, c’est au tour de Mahmoud Abbas de mener la fronde et de solliciter l’ONU pour une reconnaissance quasi officielle d’un Etat aux contours on ne peut plus flous, ou au contraire très clairs selon le public auquel s’adresse le leader palestinien.

Je ne reviendrai pas sur le discours démagogique, mensonger et antisémite du Président de l’Autorité palestinienne devant l’assemblée générale de l’ONU. Il ne s’agit en définitive que de paroles entendues, répétées dans le seul but de tromper et diaboliser un peu plus Israël. Mais le « projet » d’Etat palestinien ne se fonde en réalité que sur une construction fallacieuse, l’illusion savamment orchestrée qu’il n’y a en définitive qu’un peuple « opprimé » et « spolié » qui fait face à des « colonisateurs » venant d’on ne sait où, sans droit ni légitimité sur les terres qu’ils occupent. Pensez-vous qu’il s’agisse d’une caricature ?... Détrompez-vous.

Il est intéressant de noter la manière dont les palestiniens se présentent en opposition à Israël et construisent leur nation en miroir de celle d’Israël. Il est un secret pour personne que l’aspiration nationale palestinienne est une « idée » assez récente. C’est en effet Yasser Arafat qui,  dans le milieu des années soixante et avec le concours du KGB soviétique, a construit les bases d’une revendication nationaliste palestinienne propre à légitimer son opposition à Israël, le tout dans un contexte de guerre froide. Avant cela, personne n’avait encore parlé de « peuple palestinien », ni envisagé un Etat palestinien au côté d’Israël. Le panarabisme en gestation puis avorté des nations arabes et le refus catégorique de ces dernières de reconnaitre Israël témoignaient d’une intransigeance et d’une réalité d’un conflit dépassant le seul cadre d’une querelle de frontières.
Si le « peuple palestinien » est un concept récent et le fruit du conflit israélo-arabe, il est évident que son « histoire » et « légitime combat » sont, dans l’esprit de ses chefs, à construire sur le terrain de l’adversaire désigné, c’est-à-dire Israël. C’est ainsi que depuis l’adhésion de l’Autorité palestinienne à l’UNESCO en octobre 2011, tout est entrepris pour déclarer nombre de sites reliés depuis des millénaires à l’histoire juive, sites palestiniens et/ou islamiques. Une entreprise de sape qui, pour établir une nouvelle « vérité » doit déclarer implicitement l’autre menteur. Certes, les déclarations ne sont pas nouvelles, mais l’implication de l’UNESCO participe à présent à « officialiser » des contrevérités historiques. Les accusations récurrentes à l’adresse d’Israël de « judaïser » Jérusalem ne font que participer à ce « transfert » de l’histoire d’un peuple vers un autre peuple. Les palestiniens pour se construire doivent déconstruire ce qui constitue la légitimité historique et politique d’Israël. Ce n’est que de cette manière qu’Israël devient un « colonisateur » illégitime et le peuple palestinien une nation en voie de réhabilitation. Mahmoud Abbas, le « paisible » président palestinien, soutient qu’il n’y a jamais eu de Temple ni d’histoire juive à Jérusalem et dans toute sa Palestine. Or, comment afficher son « désir » réel de paix et proclamer la reconnaissance d’Israël tout en niant son histoire et son lien avec sa terre ?... On comprend vite l’enjeu qui se cache derrière ces pseudos revendications historiques.

Dans la bataille de la communication, tout concoure également à renverser les rôles et amener la communauté internationale à revenir sur sa propre perception de l’histoire, voire à établir sa « culpabilité ». C’est ainsi qu’à la Shoah perpétrée par les nazis durant la seconde guerre mondiale et qui a débouché deux ans plus tard à la création de l’Etat d’Israël, les palestiniens opposent la « Naqba », terme signifiant à peu près la même chose que « Shoah », c’est-à-dire une catastrophe. En la rappelant annuellement à la même date où Israël célèbre la création de son Etat, les palestiniens mettent en parallèle les deux évènements. Ils soulignent ainsi que le la création de l’Etat d’Israël est une « erreur » des Nations qui a conduit à une « catastrophe » pour le peuple palestinien (omettant au passage leur refus du partage qui leur accordait pourtant 74% de la Palestine du mandat britannique). Ils mettent en exergue « l’injustice » dont ils font l’objet en se projetant dans leur Naqba comme « victime » des « nazis » israéliens. Ce faisant, ils s’élèvent en victime d’une « injustice » de la part des Nations Unies et diabolisent à l’extrême Israël, présenté comme l’ennemi universel et absolu que combattait le monde libre durant la guerre.
Dans ces conditions, l’établissement aujourd’hui d’un Etat palestinien au côté d’Israël, ce dans les frontières d’avant 1967 (comprenez celles de janvier 1949), n’est tout simplement pas réaliste. Les gages de sincérité de la partie arabe ne sont pas visibles dans la rue, ni même dans les discours. La paix ne se décrète pas avec des mots, elle se construit pas à pas sur le terrain et prend du temps.

Les traités de paix signés avec l’Egypte et la Jordanie n’ont pas été suivis de démarches aussi concrètes pour construire une paix véritable entre les peuples. On le voit bien, l’avènement des Frères musulmans en Egypte et la fragilité du régime jordanien susceptible de basculer à tout moment dans la sphère islamiste mettent en lumière la réalité du terrain et la non reconnaissance d’Israël dans sa légitimité par les deux seuls pays à avoir signé un traité de paix avec l’Etat hébreu.
Les actuelles manœuvres diplomatiques d’Israël, pour peu qu’elles soient « incohérentes » et même maladroites, peuvent au moins mettre en lumière les convergences d’objectifs et sans doute de moyens entre l’Autorité palestinienne et les islamistes de la bande de Gaza. Ni l’un ni l’autre n’ont l’intention de pactiser avec celui qu’ils ont diabolisé depuis toujours.

Beaucoup s’inquiètent de voir les alliés d’Israël se réduire de plus en plus. Or ce n’est pas une surprise. La reconnaissance implicite d’un Etat palestinien par l’ONU, qui plus est le 29 novembre, date, jour pour jour, où Israël a été reconnu par les Nations Unies en 1947, sonne comme la « réparation » d’une erreur historique ; un pas vers la reconnaissance de l’un et un pas inverse vers la délégitimation de l’autre. Les palestiniens se mettent à rêver de voir leur « image » devenir réalité et la « réalité » de leur adversaire devenir une ombre sur le point de disparaitre.
Les jours se rapprochent, et ils sont déjà là, où Jérusalem sera une pierre pesante pour toutes les nations… et ceux qui s’opposeront à Israël s’opposeront en fait à l’Eternel, pour leur malheur.

Zacharie 12 :
1 Menace, parole de l’Éternel sur Israël. Oracle de l’Éternel, qui a étendu les cieux et fondé la terre, Et qui a formé l’esprit de l’homme au–dedans de lui :
2  Voici que moi–même je fais De Jérusalem une coupe d’étourdissement Pour tous les peuples d’alentour. Quant à Juda, ce sera pendant le siège de Jérusalem.
3  En ce jour–là, je ferai de Jérusalem Une pierre (lourde) à soulever pour tous les peuples ; Tous ceux qui la soulèveront seront gravement meurtris ; Et toutes les nations de la terre s’assembleront contre elle.

C’est aussi en ce temps-là que Dieu réveillera le cœur de son peuple pour être sauvé…
8  En ce jour–là, l’Éternel protégera Les habitants de Jérusalem ; S’il y en a un qui trébuche parmi eux, Il sera en ce jour–là comme David ; Et la maison de David sera comme Dieu, Comme l’ange de l’Éternel devant eux.
9 En ce jour–là, Je chercherai à détruire toutes les nations Qui viendront contre Jérusalem.
10  Alors je répandrai sur la maison de David Et sur les habitants de Jérusalem Un esprit de grâce et de supplication, Et ils tourneront les regards vers moi, Celui qu’ils ont transpercé. Ils porteront son deuil Comme on porte le deuil d’un (fils) unique, Ils pleureront amèrement sur lui, Aussi amèrement que sur un premier–né.

Que personne ne se méprenne, Dieu accomplira certainement ce qu’il a déclaré.